Frise chronologique
XIIe–XIIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Période de fondation médiévale de la collégiale.
1462
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher
1462 (≈ 1462)
Clocher reconstruit avant l’église après incendie.
1466–1506
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
1466–1506 (≈ 1486)
Travaux post-incendie criminel du village.
1807
Installation de l’orgue Serassi
Installation de l’orgue Serassi
1807 (≈ 1807)
Orgue intégré dans buffet baroque existant.
3 mars 1949
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
3 mars 1949 (≈ 1949)
Protection officielle de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cathédrale (ancienne) : classement par arrêté du 3 mars 1949
Personnages clés
| Philippe de Beauchamp - Historien de l’art |
Auteur de références sur l’art religieux local. |
| Carlo et Giuseppe Serassi - Facteurs d’orgues |
Créateurs de l’orgue installé en 1807. |
Origine et histoire
La collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption de Tende, bien que désignée comme « cathédrale », porte ce titre à valeur honorifique. Située dans les Alpes-Maritimes, elle fut initialement construite au XIIe siècle, puis profondément remaniée après un incendie criminel qui ravagea le village. La reconstruction, décidée en 1466, s’acheva en 1506, avec un clocher antérieur terminé dès 1462. L’édifice, aujourd’hui classé monument historique depuis 1949, conserve un orgue Serassi de 1807 dans un buffet baroque du XVIIe siècle.
L’église, d’abord paroissiale sous le vocable Notre-Dame de l’Assomption, devint une collégiale avant d’acquérir son statut canonique de cathédrale honorifique. Son architecture mêle ainsi des éléments médiévaux (XIIe–XIIIe siècles) à des ajouts de la Renaissance, reflétant les reconstructions successives. Le site, propriété communale, reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et historique des Alpes du Sud.
Les sources historiques, comme les travaux de Philippe de Beauchamp ou les archives du ministère de la Culture (base Mérimée), soulignent son rôle central dans la vallée de la Roya. Classée parmi les 70 sites majeurs des Alpes-Maritimes, la collégiale illustre aussi l’art sacré régional, entre influences provençales et alpines. Son orgue et son mobilier liturgique, comme le buffet baroque, enrichissent son intérêt patrimonial.
La localisation de Tende, proche de la frontière italienne, a marqué son histoire : le village, longtemps disputé entre la France et le comté de Savoie, fut définitivement rattaché à la France en 1947. Ce contexte géopolitique explique partiellement les styles architecturaux hybrides de la collégiale, entre traditions locales et apports extérieurs.
Aujourd’hui, l’édifice reste un lieu de culte actif au sein de la paroisse Notre-Dame de la Roya (diocèse de Nice). Sa préservation, assurée par la commune et les Monuments Historiques, permet de perpétuer un héritage à la fois religieux, artistique et mémoriel pour la communauté tendasque et les visiteurs.