Cathédrale Saint-Corentin de Quimper dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Cathédrale Eglise gothique

Cathédrale Saint-Corentin de Quimper

  • Cathédrale Saint-Corentin
  • 29000 Quimper
Cathédrale Saint-Corentin de Quimper
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Cathédrale Saint-Corentin de Quimper
Cathédrale Saint-Corentin de Quimper
Crédit photo : Thesupermat - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1239
Début construction gothique
1240
Construction du chœur
1287
Consécration du chœur
1410
Achèvement du chœur
1424
Début façade occidentale
XVe siècle
Achèvement de la nef
XIXe siècle
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Cathédrale (cad. BL 114) : classement par liste de 1862

Personnages clés

Rainaud Évêque de Quimper qui décida de la reconstruction de la cathédrale en 1239.
Bertrand de Rosmadec Évêque qui impulsa la construction des tours en 1424.
Joseph Bigot Architecte diocésain responsable de la restauration au XIXe siècle.
Gatien de Monceaux Évêque qui fit voûter et peindre les hautes voûtes du chœur vers 1417.
Jean V Duc de Bretagne qui soutint la construction de la façade et de la nef.
Claude de Rohan Évêque sous lequel les flèches furent engagées.

Origine et histoire de la Cathédrale Saint-Corentin

C'est en 1239 que l'évêque Rainaud décida de remplacer l'ancienne cathédrale romane par un édifice gothique. Le chœur, commencé dès 1240, fut consacré en 1287 mais n'atteignit son achèvement qu'en 1410. La démolition de la nef romane permit de reprendre les travaux et la façade occidentale fut engagée en 1424. La construction se poursuivit tout au long du XVe siècle et s'acheva par le transept au début du XVIe siècle. Les flèches ne furent réalisées qu'après le classement de la cathédrale. Du bâtiment roman, élevé à la fin du XIe siècle, ne subsiste qu'un chapiteau conservé au musée voisin. À l'époque romane, la cathédrale s'inscrivait dans un ensemble comprenant un baptistère encore attesté en 1440 et une chapelle Notre‑Dame fondée en 1031 par le comte Alain Canhiart. Des fouilles ont montré que les constructeurs gothiques réutilisèrent comme soubassement les murs arasés d'un édifice antérieur orienté, dont la fonction et la date restent inconnues. Le projet de reconstruction est attribué à Rainaud, clerc français devenu évêque de Quimper en 1219 après avoir été chancelier de Pierre de Dreux. En 1239, l'évêque et le chapitre cédèrent à la fabrique le produit des annates, mais les travaux restèrent peu avancés à la mort de Rainaud en 1245. Les inhumations d'évêques comme Hervé de Landeleau et Yves Cabellic renseignent sur l'état d'avancement des piles et des chapelles au cours du XIIIe siècle. Un regain d'activité à la fin du XIIIe siècle aboutit, en 1287, à un rond‑point achevé pour le registre des grandes arcades et à la réouverture du sanctuaire ; la chapelle Notre‑Dame‑de‑la‑Victoire fut consacrée en 1295. Les travaux du début du XIVe siècle se poursuivirent sur le flanc sud du chœur, mais la guerre de Succession de Bretagne interrompit le chantier et la seconde moitié du XIVe siècle fut une période de stagnation. La reprise eut lieu sous l'épiscopat de Gatien de Monceaux, nommé en 1408, qui fit voûter et peindre les hautes voûtes du chœur vers 1417. Au XVe siècle, la façade et la nef prirent leur forme actuelle : la première pierre des tours fut posée le 26 juillet 1424 sous l'impulsion de l'évêque Bertrand de Rosmadec, avec l'appui du duc Jean V, mais le rythme du chantier resta inégal. Des indulgences et des dotations furent accordées pour financer les travaux, et la jonction entre la nef flamboyante et le chœur du XIIIe siècle fut réalisée avant 1470. Dans la seconde moitié du XVe siècle on posa la charpente de la nef (1467), on éleva la flèche de la croisée (1468), on construisit le bras nord du transept à partir de 1475 et l'on acheva les voûtes du transept et de la nef entre 1486 et 1493, ornées des écus de plusieurs évêques. Un don royal en 1494 permit de parachever les parties hautes de la nef et du transept, et la pose des verrières est signalée en 1496. Sous l'épiscopat de Claude de Rohan (1501–1540) les flèches voulues plus tôt furent engagées mais restèrent inachevées, leurs pyramides tronquées étant couvertes d'une charpente garnie de plomb jusqu'au XIXe siècle. Après des incendies et des dommages aux XVIIe et XVIIIe siècles, la Révolution entraîna la suppression du jubé et des transformations des aménagements du chœur. Le XIXe siècle connut d'abord des dégradations puis une longue campagne de restauration conduite par l'architecte diocésain Joseph Bigot, qui entendit parachever l'édifice médiéval. Au XXe siècle l'entretien se poursuivit, puis d'importants travaux engagés à partir de 1989, initialement pour remédier à des problèmes de stabilité du chœur liés aux culées des arcs‑boutants, aboutirent à une restauration générale. Ces interventions ont consolidé la structure, remplacé des pierres abîmées et permis la restitution partielle d'une polychromie inspirée de celle de 1417, ainsi que la remise en lumière du décor peint de la fin du XVe siècle sur les voûtes de la nef.

Liens externes