Église carolingienne IXe siècle (≈ 950)
Construction d'une église carolingienne sur l'emplacement d'un ancien temple grec.
1173
Fortification de l'édifice
Fortification de l'édifice 1173 (≈ 1173)
L'évêque Guillaume II entreprend la fortification de la cathédrale.
1857
Destruction du cloître
Destruction du cloître 1857 (≈ 1857)
Le cloître roman est détruit et certains éléments sont réutilisés pour la chapelle Notre-Dame.
1901
Construction de l'orgue
Construction de l'orgue 1901 (≈ 1901)
Maurice Puget construit un orgue de vingt-deux jeux.
1990
Nouvel orgue
Nouvel orgue 1990 (≈ 1990)
Gérald Guillemin construit un nouvel orgue de facture baroque.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cathédrale Saint-Etienne (ancienne) : classement par liste de 1840
Personnages clés
Guillaume II
Évêque ayant entrepris la fortification de la cathédrale en 1173.
Maurice Puget
Facteur d'orgue ayant construit l'instrument en 1901.
Gérald Guillemin
Facteur d'orgue ayant construit le nouvel orgue en 1990.
Origine et histoire de la Cathédrale Saint-Étienne
La cathédrale Saint-Étienne d'Agde est une ancienne cathédrale catholique romaine située à Agde, dans l'Hérault, en région Occitanie, dédiée à saint Étienne. La ville a été le siège de l'évêché d'Agde du Ve siècle jusqu'en 1790. Construite en pierre volcanique noire extraite du mont Saint-Loup, elle se distingue par l'aspect sombre et massif de ses fortifications. En 1173, l'évêque Guillaume II entreprit la fortification de l'édifice sur les fondations d'une église carolingienne du IXe siècle, elle-même élevée sur l'emplacement d'un ancien temple grec dédié à Diane. La cathédrale constitue l'un des plus beaux exemples régionaux d'église romane fortifiée. Son donjon culmine à 35 mètres et les murs, d'une épaisseur de deux à trois mètres, sont munis de créneaux et de mâchicoulis portés par des arcs, conférant à l'ensemble l'aspect d'une véritable forteresse. Le cloître roman qui jouxtait l'édifice fut détruit en 1857 ; certains chapiteaux et colonnettes récupérés lors de sa démolition furent employés pour la construction peu après de la chapelle Notre-Dame, devenue l'actuelle entrée de la cathédrale. L'orgue de la cathédrale a connu plusieurs états : un instrument construit en 1901 par Maurice Puget comptait vingt-deux jeux sur deux claviers de cinquante-six notes et un pédalier de trente notes, avec un système mécano-pneumatique et un combinateur à cinq poussoirs ; après des modifications dans les années 1956 et une appréciation défavorable de qualité, il fut remplacé. L'orgue actuel, de facture baroque inspirée de l'Allemagne centrale et des instruments de Gottfried Silbermann que Jean-Sébastien Bach utilisait, a été construit en 1990 par Gérald Guillemin ; il comprend vingt-neuf jeux, deux claviers de cinquante-six notes et un pédalier de trente notes, avec traction mécanique. De l'ancien instrument ont été réutilisés la façade composée de quatre tourelles surmontées d'un lanterneau et de trois plates-faces, ainsi que le bourdon de 16' en merisier. La cathédrale possède cinq cloches : quatre installées dans la chambre des cloches au sommet de la tour-clocher, fondues en 1894 et 1895 par la fonderie Burdin-Aîné à Lyon, et une cinquième cloche, fondue en 1665 par Daniac Fulcrand à Béziers, placée sur le toit du clocher et utilisée uniquement pour le tintement de l'horloge ; cette dernière est classée monument historique depuis 1959. Parmi les cloches, le bourdon présente un diamètre de 130 cm (note ré3), les benjamines ont des diamètres de 118 cm (mi3), 96 cm (sol3) et 76 cm (si3). La cathédrale est protégée au titre des monuments historiques depuis la liste de 1840. Des images illustrent l'édifice dans son ensemble, la tour-clocher, le mur sud, l'intérieur de la cathédrale et la cathèdre de l'évêque.