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Cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre dans l'Yonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Cathédrale Eglise romane et gothique

Cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre

  • Place de la Cathédrale
  • 89000 Auxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Cathédrale Saint-Étienne dAuxerre
Crédit photo : Free On Line Photos - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
89000 Auxerre, Place de la Cathédrale

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1023
Incendie de la cathédrale romane
1215
Début de la cathédrale gothique
1235
Achèvement du chœur gothique
1300–1320
Construction du croisillon sud
1543
Achèvement de la tour nord
1567
Saccage par les protestants
1790
Transformation en Temple de la Raison
1840
Classement Monument Historique
2001
Début des restaurations contemporaines
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Cathédrale (ancienne) , actuellement église Saint-Etienne : classement par liste de 1840

Personnages clés

Guillaume de Seignelay - Évêque d'Auxerre (début XIIIe siècle) Lance la construction gothique en 1215.
Henri de Villeneuve - Évêque (1220–1234) Supervise l’achèvement du chœur.
Jacques Amyot - Évêque (1571–1593) Restaure la cathédrale après 1567.
François Ier de Dinteville - Évêque (1513–1530) Finance la tour nord et jubé Renaissance.
Eugène Viollet-le-Duc - Architecte (XIXe siècle) Restaure la crypte (1844–1848).
Germain Michel - Maître verrier (XVIe siècle) Auteur de la rosace nord (1528).

Origine et histoire de la Cathédrale Saint-Étienne

La cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre, située dans l’Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice gothique dont la construction s’étala du 4e quart du XIe siècle au XVIe siècle. Elle succède à quatre sanctuaires antérieurs, dont une église romane du XIe siècle détruite par un incendie en 1023, dont subsiste aujourd’hui la crypte. L’édification gothique débuta en 1215 sous l’impulsion de l’évêque Guillaume de Seignelay, mais les travaux, ralentis par les guerres (Cent Ans, Religion) et des problèmes financiers, s’échelonnèrent sur plus de trois siècles. La nef, le chœur (achevé vers 1235), et les vitraux du déambulatoire (XIIIe siècle) illustrent cette lente évolution stylistique, mêlant gothique primitif, rayonnant et flamboyant.

Le chantier fut marqué par des phases clés : la pose des vitraux du déambulatoire (1250), la construction du croisillon sud du transept (1300–1320), et l’achèvement tardif de la tour nord (1543), seule réalisée des deux tours prévues. Les guerres de Religion (1567) endommagèrent l’édifice, notamment ses statuaires et verrières, partiellement restaurées sous l’évêque Jacques Amyot (1576). La Révolution (1790) transforma la cathédrale en Temple de la Raison, détruisant mobilier et orfèvrerie, mais épargnant les vitraux, trop coûteux à remplacer. Classée Monument Historique dès 1840, elle bénéficia de restaurations majeures aux XIXe et XXe siècles, notamment par Viollet-le-Duc (1844–1848) pour la crypte.

L’architecture de Saint-Étienne reflète ces strates historiques : un chœur gothique lancéolé (XIIIe siècle), une nef rayonnante (XIVe siècle), et des façades flamboyantes (XVe–XVIe siècles). Ses vitraux (XIIIe–XVIe siècles), parmi les mieux conservés de France avec ceux de Chartres, narrent des scènes bibliques et des vies de saints. La crypte romane (XIe siècle), aux fresques énigmatiques (Christ cavalier, anges), et la tour nord (68 m), unique achevée, symbolisent ce patrimoine composite. Le trésor, les orgues (XIXe siècle), et les cloches (XIXe siècle) complètent cet ensemble, toujours en restauration depuis 2001.

La cathédrale s’inscrit dans un ensemble canonial médiéval, incluant l’ancienne église Notre-Dame-de-la-Cité (IIIe siècle), le palais épiscopal (aujourd’hui préfecture), et des maisons canoniales (XVe–XVIIIe siècles). Ce quartier, cœur religieux et politique d’Auxerre, illustre l’évolution urbaine autour du pouvoir épiscopal. Les destructions révolutionnaires et les restaurations ultérieures ont préservé ce témoignage majeur de l’art sacré bourguignon, où se mêlent influences parisiennes (rosaces, portails) et particularismes locaux (vitraux, statuaire).

Liens externes

Equipements et Détails

  • Accès handicapé
  • Animaux non admis
  • Parking à proximité

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