Frise chronologique
1195
Début de la construction
Début de la construction
1195 (≈ 1195)
Donation de l’archevêque Henri de Sully
1214
Achèvement du chœur
Achèvement du chœur
1214 (≈ 1214)
Première phase des travaux terminée
1225-1230
Construction de la nef
Construction de la nef
1225-1230 (≈ 1228)
Deuxième campagne de travaux majeurs
1324
Consécration de la cathédrale
Consécration de la cathédrale
1324 (≈ 1324)
Cérémonie présidée par Guillaume de Brosse
1506
Effondrement de la tour nord
Effondrement de la tour nord
1506 (≈ 1506)
Reconstruction entre 1508 et 1542
1862
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1862 (≈ 1862)
Première liste des monuments protégés
1992
Inscription à l'UNESCO
Inscription à l'UNESCO
1992 (≈ 1992)
Patrimoine mondial de l’humanité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La cathédrale (cad. IO 260) : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Henri de Sully - Archevêque de Bourges |
Initiateur de la construction en 1195 |
| Guillaume de Dangeon - Archevêque et saint |
Successeur d’Henri, canonisé en 1209 |
| Guillaume de Brosse - Archevêque de Bourges |
Consacre la cathédrale en 1324 |
| Jean Fusoris - Chanoine et astronome |
Conçoit l’horloge astronomique (1424) |
| André Cassart - Serrurier |
Réalise l’horloge astronomique en 1424 |
| Antoine-Nicolas Bailly - Architecte du XIXe siècle |
Restaure la cathédrale après la Révolution |
Origine et histoire
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges, édifiée entre la fin du XIIe et la fin du XIIIe siècle, remplace une cathédrale romane jugée trop exiguë. Initiée en 1195 par l’archevêque Henri de Sully, sa construction symbolise le prestige du roi de France et de l’Église dans une région frontalière avec l’Aquitaine. L’édifice innove par son espace intérieur unifié et l’absence de transept, une rareté dans l’architecture gothique.
La première phase des travaux (1195-1214) voit l’achèvement du chœur, suivi d’une interruption d’une décennie. La nef et la façade occidentale sont construites entre 1225 et 1230, mais les tours posent des problèmes structurels : la tour nord s’effondre en 1506 et est reconstruite entre 1508 et 1542. La cathédrale est consacrée en 1324, bien que les travaux se poursuivent jusqu’au XVIe siècle.
Classée monument historique dès 1862 et inscrite à l’UNESCO en 1992, la cathédrale est célèbre pour ses vitraux (XIIIe-XVIIe siècles), son horloge astronomique de 1424, et ses sculptures, dont celles du Jugement dernier sur le portail central. Les matériaux, comme le calcaire bathonien importé de Vallenay, témoignent du savoir-faire des bâtisseurs médiévaux. La charpente, partiellement d’origine (XIIIe siècle), a fait l’objet de restaurations controversées au XIXe et XXIe siècles.
Sous la Révolution, la cathédrale est transformée en Temple de la Raison, puis restaurée au XIXe siècle par Antoine-Nicolas Bailly. Les grandes orgues, mentionnées dès le XVe siècle, sont reconstruites en 1985 par Daniel Kern. La cathédrale reste un symbole religieux et architectural, influençant d’autres édifices comme Notre-Dame de Paris ou la cathédrale de Tolède.
L’absence de transept et la présence d’un double déambulatoire créent une perspective longitudinale unique, tandis que les cinq portails de la façade occidentale, dont celui du Jugement dernier, en font une référence de l’art gothique. Les vitraux, bien que moins célèbres que ceux de Chartres, illustrent l’évolution de cet art du XIIIe au XVIIe siècle.
La cathédrale a inspiré des œuvres artistiques, comme une miniature des Très Riches Heures du duc de Berry (1485-1486) ou le film Notre-Dame brûle (2022), où elle remplace Notre-Dame de Paris. Elle apparaît aussi sur des timbres et pièces de monnaie, soulignant son importance patrimoniale.
Devenir actuel
La Cathédrale Saint-Étienne fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Elle est sur le chemin de la Via Lemovicensis, celle dite « de Vézelay » ou voie limousine.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site des monuments nationaux ci-dessus.