Cathédrale Saint-Luperc d'Eauze dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine religieux Cathédrale Eglise gothique

Cathédrale Saint-Luperc d'Eauze

  • 1-3 Place d'Armagnac
  • 32800 Eauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
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Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Cathédrale Saint-Luperc dEauze
Crédit photo : Jean-noël Lafargue Jean-no - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
300
400
900
1000
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
314
Concile d'Arles
IXe siècle
Disparition du diocèse
1464
Début de la construction
1500
Fin de la construction
1520
Vitraux attribués
1569
Destructions pendant les guerres de religion
1865
Redon du titre de cathédrale
1860-1878
Restauration majeure
1945
Inscription aux monuments historiques
1972
Découverte des pierres et briques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Luperc : inscription par arrêté du 4 janvier 1945

Personnages clés

Jean Marre Prieur à l'initiative de la construction de l'édifice actuel en 1464.
Arnaud de Moles Maître-verrier potentiel des vitraux autour de 1520.
Laurens d'Agen Maître-verrier potentiel des vitraux autour de 1520.
Jean-Baptiste Anglade Maître-verrier responsable du remaniement des verrières modernes.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.

Origine et histoire de la Cathédrale Saint-Luperc

L'église Saint-Luperc, ancienne cathédrale d'Eauze dans le Gers, constitue un exemple significatif du gothique méridional. Elusa, ancien nom de la cité, fut siège métropolitain de la Novempopulanie et envoya un évêque au concile d'Arles en 314. Après les invasions et destructions du haut Moyen Âge, le titre métropolitain fut transféré à l'évêque d'Auch et le diocèse d'Eauze disparut au IXe siècle ; en 1865 l'archevêque d'Auch lui a redonné le titre de cathédrale. La construction de l'édifice actuel débute en 1464 à l'initiative du prieur Jean Marre et s'achève vers 1500, même si d'autres sources indiquent des fourchettes voisines. L'église adopte un plan languedocien : une nef unique à sept travées, bordée de chapelles basses, se termine par un chœur à abside à pans coupés de même hauteur et de même largeur que la nef. La nef, relativement étroite (10,70 m) par rapport à sa hauteur (21,65 m), pourrait s'expliquer par la construction sur l'emplacement d'une église antérieure à trois nefs. Treize chapelles sont aménagées entre les contreforts et les clés de voûte présentent des figures sculptées et peintes. De chaque côté du chœur se trouvent des vitraux dont certains fragments sont datés autour de 1520 et pourraient être attribués à Arnaud de Moles ou à Laurens d'Agen, tandis que des verrières modernes ont été remaniées par le maître-verrier Jean-Baptiste Anglade. La grande porte d'entrée comporte une baie à arc surbaissé et plusieurs archivoltes d'arcs brisés concentriques, dont l'une est sculptée en forme de cep de vigne ornée de contrecourbes, crochets et fleurons, le tout encadré par des pinacles finement travaillés. Au revers de la porte s'ouvre un petit porche en tambour, vraisemblablement établi au début du XIXe siècle. Le clocher est une tour carrée à sa base, devenue octogonale en partie haute ; le comble à l'impériale couronné d'un clocheton remonte au début du XVIIIe siècle. L'édifice a subi des destructions pendant les guerres de religion, principalement en 1569, et les bâtiments du prieuré bénédictin ont été relevés au XVIIIe siècle, le cloître étant ensuite intégré aux constructions du collège. Une importante campagne de restauration a eu lieu entre 1860 et 1878, avec notamment la réfection de l'enduit intérieur, une modification de la toiture et une reprise substantielle des vitraux par Anglade. En 1972, l'enlèvement de l'enduit intérieur a mis au jour les tonalités chaudes des pierres et des briques ainsi que le réemploi massif de moellons provenant des ruines de la cité antique d'Elusa. Les vestiges et les découvertes épigraphiques attestent une longue occupation romaine : une stèle dédiée à saint Luperc, découverte en 1880, et d'autres inscriptions témoignent d'une présence coloniale dès les Ier–IIe siècles et d'un culte local au Ve siècle. La christianisation a souvent réutilisé sites et matériaux des cultes antiques, qui à Eauze incluaient des cultes orientaux et solaires attestés par le musée archéologique. La vie institutionnelle médiévale comprend la fondation d'un monastère bénédictin sur la colline après l'an 960, initialement dédié à Gervais et Protais, puis consacré à saint Luperc au XIe siècle lors du transfert des reliques ; ce prieuré fut rattaché à l'abbaye de Cluny en 1088 et subsista jusqu'à la Révolution. Au centre de l'abside sont peintes neuf vignettes : huit illustrent des scènes de la vie de Jésus et la neuvième représente le Christ pantocrator, tandis que les verrières latérales figurent des prophètes, des apôtres et des saints. Le mobilier comprend plusieurs tableaux, statues et fonts baptismaux référencés dans la base Palissy. L'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1945.

Liens externes