Cathédrale Saint-Vincent de Viviers en Ardèche

Patrimoine classé Patrimoine religieux Cathédrale

Cathédrale Saint-Vincent de Viviers

  • 1 Chemin de la Ronde 
  • 07220 Viviers
Cathédrale Saint-Vincent de Viviers
Cathédrale Saint-Vincent de Viviers
Cathédrale Saint-Vincent de Viviers
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Cathédrale Saint-Vincent de Viviers
Cathédrale Saint-Vincent de Viviers
Cathédrale Saint-Vincent de Viviers
Crédit photo : Coyau - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
700
800
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Ve siècle
Transfert épiscopal
736
Destruction sarrasine
1119
Consécration cathédrale
XIe et XIIe siècles
Construction tour Saint-Michel
1362
Construction chapelle Saint-Étienne
1516-1521
Chœur gothique flamboyant
1562 et 1567
Dévastation guerres de religion
1757-1759
Reconstruction voûte nef
1864-1866
Restauration chevet
1906
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La cathédrale : classement par arrêté du 9 août 1906

Personnages clés

Promotus Évêque ayant transféré le siège épiscopal d'Alba à Viviers.
Venance Évêque burgonde ayant participé aux conciles d'Épaone et de Clermont.
Claude de Tournon Évêque ayant remanié l'édifice et fait construire le chœur gothique flamboyant.
François Monnier Préchantre ayant commencé les réparations après les guerres de religion.
Jean-Baptiste Franque Architecte ayant reconstruit la voûte de la nef au XVIIIe siècle.

Origine et histoire de la Cathédrale Saint-Vincent

Le siège épiscopal fut transféré d'Alba à Viviers à la fin du Ve siècle, probablement sous l'autorité d'un évêque nommé Promotus, selon des lectures de la Vetus Carta et l'interprétation d'Yves Esquieu à partir d'une épitaphe retrouvée à Saint-Thomé. Les raisons et la date précise de cet abandon d'Alba restent inconnues; le déplacement est attribué aux nouvelles conditions politiques et économiques de l'époque. Parmi les premiers évêques de Viviers figurent Lucianus puis Venance, membre d'une famille burgonde ayant participé aux conciles d'Épaone et de Clermont, à qui les Acta sanctii Venantii attribuent des travaux de fortification et de restauration de la cathédrale. La cathédrale aurait été partiellement ruinée lors d'une incursion sarrasine en 736, puis reconstruite, ce qui pourrait avoir entraîné un léger déplacement de son implantation vers le sud. Des fouilles menées en 1978 et 1983 au nord de l'édifice ont mis au jour des structures paléochrétiennes et les vestiges d'un groupe cathédral du haut Moyen Âge, ainsi que les fondations du cloître des chanoines du XIIIe siècle.

La tour Saint-Michel, d'origine romane, remonte aux XIe et XIIe siècles — portant des signatures abrégées telles que Salardus et Stephanus — et fut surélevée par un étage octogonal au XIVe siècle; elle conserve des bandes lombardes à sa base et abritait autrefois un baptistère désormais muré. La cathédrale elle-même fut largement reconstruite au XIIe siècle et consacrée en 1119, s'appuyant sur un sanctuaire plus ancien; son abside, à chapelles rayonnantes carrées, est atypique dans la région et pourrait s'inspirer de l'abbatiale de Tournus, tandis que la nef s'inscrit dans la diffusion des églises à trois vaisseaux dans la vallée du Rhône au second quart du XIIe siècle. De nombreux remplois de provenance incertaine témoignent des remaniements successifs.

Aux XIVe et XVe siècles furent construites ou reprises des chapelles, dont la chapelle Saint-Étienne porte la date de 1362 et la signature d'Henri Pradier. À la fin du Moyen Âge et au début des Temps modernes, l'évêque Claude de Tournon remania l'édifice et fit édifier le chœur gothique flamboyant entre 1516 et 1521; la voûte et la riche sculpture du chevet constituent l'un des exemples notables du gothique flamboyant régional. La cathédrale fut dévastée pendant les guerres de religion en 1562 et 1567; les réparations commencées sous l'autorité du préchantre François Monnier relevèrent les murs de la nef et lui donnèrent d'abord une couverture en bois. Entre 1597 et 1605 eurent lieu des restaurations, puis au début du XVIIe siècle un déambulatoire fut aménagé autour de l'abside, entraînant la suppression ou le rallongement de certaines chapelles rayonnantes.

Le chapitre put réintégrer le chœur en 1606; la chapelle de la famille de Poitiers fut transformée en sacristie en 1627 et des éléments de mobilier liturgique furent commandés. Le XVIIIe siècle apporta des travaux d'embellissement, dont le maître-autel de marbre, et la voûte de la nef fut reconstruite en pierre entre 1757 et 1759 par l'architecte Jean-Baptiste Franque. La Révolution eut un impact limité sur le monument, qui se dégrada davantage lors de la réunion du diocèse à celui de Mende au début du XIXe siècle; des campagnes de restauration se déroulèrent dans les années 1820‑30, vers 1860 et en 1864-1866, date à laquelle le couvrement du chevet fut repris pour préserver sa sculpture. Ces ornements furent à nouveau réparés au début du XXe siècle puis en 1983.

Dans son état actuel, la cathédrale juxtapose un élément défensif, une nef romane simple et un chœur flamboyant riche et large, pourvu de deux rangs de stalles et orné de tapisseries de la Manufacture des Gobelins; le maître-autel baroque en marbres polychromes date du XVIIIe siècle. La tour Saint-Michel comporte quatre cloches; l'apparence extérieure générale a peu changé depuis la fin du Moyen Âge, tandis que des restitutions intérieures (colonnette et chapiteaux de la chapelle) datent du XIXe siècle. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 9 août 1906.

Liens externes