Frise chronologique
Vers 1080
Fondation de l'église Sainte-Croix
Fondation de l'église Sainte-Croix
Vers 1080 (≈ 1080)
Première pierre posée par l'évêque Amat.
1102
Début de la cathédrale romane
Début de la cathédrale romane
1102 (≈ 1102)
Initiée par Gaston IV le Croisé.
1212
Incendie et excommunication
Incendie et excommunication
1212 (≈ 1212)
Palais épiscopal brûlé, comte excommunié.
XIVe siècle
Reconstruction du chœur et chevet
Reconstruction du chœur et chevet
XIVe siècle (≈ 1450)
Après incendie de 1302 par la foudre.
1569
Pillage par Montgommery
Pillage par Montgommery
1569 (≈ 1569)
Cathédrale ravagée pendant les guerres de Religion.
1802
Suppression du diocèse
Suppression du diocèse
1802 (≈ 1802)
Fin du siège épiscopal à Oloron.
1939
Classement monument historique
Classement monument historique
1939 (≈ 1939)
Protection officielle de l'édifice.
1998
Inscription à l'UNESCO
Inscription à l'UNESCO
1998 (≈ 1998)
Patrimoine mondial des chemins de Compostelle.
2019
Cambriolage du trésor
Cambriolage du trésor
2019 (≈ 2019)
Vol d'objets liturgiques dont une chape de François Ier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Marie, y compris la sacristie et une amorce de galerie du XIVe siècle qui reliait l'église à l'évêché : classement par arrêté du 7 mars 1939
Personnages clés
| Amat - Évêque d'Oloron |
Pose la première pierre vers 1080. |
| Gaston IV le Croisé - Vicomte de Béarn |
Initiateur de la cathédrale romane en 1102. |
| Roger de Sentes - Évêque d'Oloron |
Commence la construction de la cathédrale. |
| Arnaud d'Araux - Évêque et moine de Cluny |
Successeur de Roger de Sentes. |
| Montgommery - Chef protestant |
Pille la cathédrale en 1569. |
| Arnaud de Maytie - Évêque d'Oloron |
Rétablit le culte catholique en 1597. |
| François de Revol - Évêque d'Oloron |
Agrandit la cathédrale en 1749. |
| Pierre de Gassion - Évêque d'Oloron |
Commanditaire de l'orgue en 1647. |
| Aristide Cavaillé-Coll - Facteur d'orgues |
Restaure l'orgue en 1870. |
| François Ier - Roi de France |
Propriétaire d'une chape volée en 2019. |
Origine et histoire
La cathédrale Sainte-Marie d'Oloron, située dans les Pyrénées-Atlantiques, trouve ses origines au XIe siècle, lorsque l'évêque Amat pose la première pierre de l'église Sainte-Croix vers 1080. L'édifice actuel, principalement gothique, a été reconstruit après plusieurs destructions, notamment un incendie au XIIIe siècle et des pillages en 1569. Le chœur et le chevet datent du XIVe siècle, tandis que les chapelles latérales ont été ajoutées aux XVe et XVIe siècles.
Le portail roman, protégé par un clocher-porche du XIIe siècle, est un vestige de la cathédrale primitive. Son tympan, orné d'une rare descente de croix, est attribué au maître d'Oloron, un sculpteur influent des chemins de Compostelle. Le monument, siège épiscopal jusqu'en 1802, a été classé monument historique en 1939 et inscrit à l'UNESCO en 1998 pour son lien avec le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
La cathédrale a subi de nombreuses restaurations, notamment au XIXe siècle, après des dégâts causés par la foudre en 1302, des guerres de Religion, et un cambriolage en 2019. Son trésor, composé d'objets liturgiques des XVIIe et XVIIIe siècles, était abrité dans les chapelles latérales. L'orgue, construit au XVIIe siècle et restauré par Cavaillé-Coll en 1870, est un élément remarquable de son patrimoine.
L'édifice mêle des influences architecturales variées, reflétant son histoire mouvementée. Le déambulatoire et les chapelles rayonnantes du chevet, construits au XIVe siècle, contrastent avec la nef des XIIe et XIIIe siècles. Le portail, avec ses sculptures des vieillards de l'Apocalypse et ses scènes anecdotiques, témoigne des échanges artistiques le long des chemins de Compostelle.
La cathédrale a joué un rôle central dans la vie religieuse et politique du Béarn. Elle fut le siège du deuxième baron du Béarn, après l'évêque de Lescar. Son histoire est marquée par des conflits, comme l'excommunication du vicomte de Béarn en 1212 pour son implication dans des troubles religieux, ou les destructions liées aux guerres de Religion au XVIe siècle.
Devenir actuel
La Cathédrale Sainte-Marie d'Oloron fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Elle est sur le chemin de la Via Tolosana ou « voie toulousaine » qui passe par Toulouse, d'où son nom, mais son point de départ se situe à Arles d'où son autre nom de chemin d'Arles (via Arelatensis).