Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Cathédrale

Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille

  • Place de la Major
  • 13002 Marseille
Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille
Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille
Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille
Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille
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Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille
Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille
Crédit photo : Séraphin-Médéric Mieusement (1840–1905) Autres nom - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
400
500
600
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IIe siècle
Premières traces chrétiennes
314
Premier évêque connu
Ve siècle
Première cathédrale
977
Rétablissement de la Major
XIe siècle
Cathédrale achevée
XIIe siècle
Reconstruction romane
XIVe siècle
Construction du clocher
1475-1481
Autel de saint Lazare
1794
Sauvetage révolutionnaire
1852
Déclassement de la cathédrale
2002
Travaux du tunnel
2009
Projet de rénovation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de la vieille Major (ancienne cathédrale) : classement par liste de 1840 ; Les bâtiments et sols formant l'ensemble cathédral Sainte-Marie-Majeure, en totalité, avec les éléments et vestiges qu'ils renferment, à l'exception de la Vieille Major (ancienne cathédrale) déjà classée et représentée en gris et en noir sur le plan annexé, situés place Albert-Londres, figurant au cadastre, section 804 E, sous le numéro de parcelle 1, selon le plan annexé à l'arrêté, en rouge et rose : inscription par arrêté du 28 juin 2024

Personnages clés

Oresius Premier évêque de Marseille connu, participant au concile d'Arles en 314.
Proculus Évêque de Marseille au début du Ve siècle, impliqué dans des disputes sur le siège métropolitain.
Pons Ier et Pons II Évêques responsables du rétablissement de la Major en 977.
Francesco Laurana Sculpteur de l'autel de saint Lazare entre 1475 et 1481.
Luigi Oxilia Armateur ayant sauvé des éléments du chœur et de la chaire en 1794.
Louis Napoléon Bonaparte Posa la première pierre de la nouvelle cathédrale en 1852.

Origine et histoire de la Cathédrale Sainte-Marie-Majeure

La Vieille Major, ou ancienne cathédrale Sainte-Marie-Majeure, est située à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône. Édifiée à partir du XIIe siècle sur l'emplacement d'une première église du Ve siècle, elle fut la cathédrale de la ville avant d'être déclassée lors de la construction de la nouvelle Major. L'implantation du christianisme à Marseille remonte aux premiers siècles chrétiens : une épitaphe du IIe siècle évoquant Fortunatus et Volusianus et la présence d'un évêque certain, Oresius, au concile d'Arles en 314 en fournissent des témoins. Au début du Ve siècle, l'évêque Proculus s'opposa à Aix-en-Provence et à Arles au sujet du siège métropolitain. On suppose qu'une première cathédrale fut établie à l'intérieur des remparts, à l'ouest près de l'anse de l'Ourse ; son baptistère, désigné au XIe siècle sous le nom d'église Saint-Jean-Baptiste, a été mis au jour aux XVIIIe et XIXe siècles lors des travaux de la nouvelle cathédrale conduits par Espérandieu : il présentait un diamètre intérieur de 22 mètres et fut utilisé jusqu'au XIIe siècle. Après les invasions et le repli de la ville sur la colline Saint-Laurent, la cathédrale aurait pu être abandonnée et l'évêque réfugié à l'abbaye Saint-Victor. La Major est rétablie en 977 sous l'épiscopat de Pons Ier et Pons II ; l'enceinte est relevée et une cathédrale achevée entre 1050 et 1073 est ensuite remplacée au XIIe siècle. Entièrement reconstruite au milieu du XIIe siècle en pierre rose de La Couronne selon un plan en croix latine, elle est un bel exemple d'architecture romane provençale : chœur à abside avec absidioles et bas-côtés, voûtes en berceau, coupole octogonale sur trompes à la croisée du transept et demi-coupole sur l'abside heptagonale. Le clocher date du XIVe siècle et, entre le XVe et le XVIIIe siècle, une travée ainsi qu'une travée transversale sur la face nord furent ajoutées. Le décor comprenait notamment l'autel de saint Lazare, en marbre de Carrare sculpté par Francesco Laurana entre 1475 et 1481, placé dans le croisillon nord qui présente une arcature jumelée de style Renaissance, et l'autel-reliquaire en marbre du XIIIe siècle de la chapelle Saint-Sérénus, auquel s'ajoute un bas-relief en faïence de la mise au tombeau attribué à l'atelier de Luca della Robbia. Les lambris du chœur et la chaire en bois furent sauvés de la Révolution en 1794 par l'armateur Luigi Oxilia et transférés à la basilique San Nicolo à Pietra Ligure. La destruction de l'ancienne cathédrale, alors bordant la mer, est décidée en 1852 pour permettre la construction de la nouvelle cathédrale ; la première pierre est posée par Louis Napoléon Bonaparte, mais les protestations de 1853 de la Société française pour la conservation des monuments et l'opinion publique permirent de préserver le chœur et une travée, l'édifice étant ainsi amputé de deux travées et déclassé en église paroissiale. Elle resta affectée au culte jusque dans les années cinquante et est aujourd'hui fermée. Des étais en bois furent posés en 1994 pour soutenir les murs et l'intérieur fut étayé lors des travaux du tunnel de la Major achevés en 2002. En 2009, le retrait des étais est ordonné en vue d'un projet de rénovation lié à Marseille‑Provence 2013, avec des opérations envisagées sur l'autel de saint Lazare et sur les galeries souterraines de 300 mètres ; un appel d'offres pour le suivi archéologique des travaux de confortement est lancé en 2015 et, en octobre 2015, des travaux de renforcement des fondations débutent avec un budget d'un million d'euros. Ces travaux doivent traiter des charges excentrées sur plusieurs piles, de l'absence quasi totale de fondations et de la faiblesse du sol : la rénovation prévoit la mise en place d'un faîtage, la pose de tirants à la croisée du transept, le renforcement du sol d'assise de l'abside par inclusions et la reprise de trois piles de la croisée. La Vieille Major figure parmi les 934 monuments historiques classés en 1840, et les bâtiments et sols formant l'ensemble cathédral Sainte-Marie-Majeure, à l'exception de la Vieille Major déjà classée, ont été inscrits par arrêté du 28 juin 2024.

Liens externes