Frise chronologique
1768
Première mention du monument
Première mention du monument
1768 (≈ 1768)
Signalement écrit de l’allée couverte.
1824-1825
Premières fouilles présumées
Premières fouilles présumées
1824-1825 (≈ 1825)
Fouilles non documentées en détail.
1864-1867
Sondages archéologiques
Sondages archéologiques
1864-1867 (≈ 1866)
Recherches aux extrémités du monument.
1889
Fouilles officielles par Mortillet
Fouilles officielles par Mortillet
1889 (≈ 1889)
Campagne de 15 jours sous l’AFAS.
8 mars 1957
Classement monument historique
Classement monument historique
8 mars 1957 (≈ 1957)
Protection légale du site.
1970
Restauration du monument
Restauration du monument
1970 (≈ 1970)
Travaux menés par l’archéologie régionale.
12 décembre 2007
Transfert à la commune
Transfert à la commune
12 décembre 2007 (≈ 2007)
Changement de propriété administrative.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'allée sépulcrale (cad. A 151) : classement par arrêté du 8 mars 1957
Personnages clés
| Adrien de Mortillet - Archéologue |
Dirigea les fouilles de 1889. |
| Léon Manouvrier - Anthropologue |
Analysa les ossements exhumés. |
Origine et histoire
La Cave aux Fées est une allée couverte datée du Néolithique récent (vers 2200 av. J.-C.), située à Brueil-en-Vexin, dans les Yvelines. Ce monument mégalithique, implanté à 115 m d’altitude sur le versant nord de la vallée de la Montcient, mesure environ 14 mètres de long. Sa chambre funéraire, légèrement trapézoïdale, était recouverte de dalles de grès aujourd’hui disparues, réutilisées comme matériaux de construction au XIXe siècle. Le site, fouillé dès le XVIIIe siècle, a livré des ossements humains, des outils en silex et des objets funéraires, attestant de son usage sépulcral collectif.
Le monument a été signalé pour la première fois en 1768 et a fait l’objet de fouilles successives, notamment en 1824-1825, 1864-1867, et 1889 sous la direction d’Adrien de Mortillet. Ces recherches ont révélé deux couches d’ossements séparées par des plaquettes calcaires, ainsi que des traces de foyers, des poteries et des monnaies gauloises et romaines. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site servit de décharge pour du matériel militaire avant d’être restauré en 1957, date de son classement comme monument historique.
Selon les estimations d’Adrien de Mortillet et de Léon Manouvrier, la Cave aux Fées aurait abrité entre 150 et plusieurs centaines d’inhumations. Les ossements analysés indiquent une taille moyenne de 1,61 m pour les hommes et 1,52 m pour les femmes. Le mobilier funéraire découvert inclut des lames de silex, des perles en os et nacre, des dents d’animaux percées, et des tessons de poterie noire. Le site, associé à des légendes locales évoquant des fées ou une vache blanche, illustre l’importance symbolique des mégalithes dans les croyances populaires.
En 1970, une restauration menée par le service régional de l’archéologie a permis de préserver ce vestige exceptionnel. Propriété de la commune depuis 2007, la Cave aux Fées reste un témoignage majeur des pratiques funéraires néolithiques en Île-de-France. Son architecture, avec ses orthostates de grès et son sol dallé de calcaire, reflète le savoir-faire des communautés préhistoriques de la région, tandis que les fouilles ultérieures ont enrichi la compréhension de son usage sur plusieurs millénaires.