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Caves des Mousseaux de Dénezé-sous-Doué en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine rural Caves

Caves des Mousseaux de Dénezé-sous-Doué

  • 2-11 Rue des Vieilles Caves 
  • 49700 Dénezé-sous-Doué
Caves des Mousseaux de Dénezé-sous-Doué
Caves des Mousseaux de Dénezé-sous-Doué
Caves des Mousseaux de Dénezé-sous-Doué
Caves des Mousseaux de Dénezé-sous-Doué
Crédit photo : Unknown 1930s - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
49700 Dénezé-sous-Doué, 2-11 Rue des Vieilles Caves 

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié du XVIe siècle
Création des sculptures
XVIIIe siècle
Première redécouverte
années 1930
Redécouverte moderne
9 octobre 1969
Classement monument historique
2019–mai 2023
Fermeture pour conservation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Caves dites des Mousseaux y compris leur décor intérieur (cad. AB 13, 15) : inscription par arrêté du 9 octobre 1969

Personnages clés

Annie Bréthon - Ancienne responsable du site A émis des hypothèses sur les sculptures.
Luc Stevens - Auteur d’une étude récente (2023) Documentation exhaustive du site en péril.
Daniel Morleghem - Spécialiste en photogrammétrie Relevés 3D des sculptures disponibles en ligne.
Curé anonyme (XVIIIe siècle) - Premier redécouvreur connu Ordonna leur occultation par pudibonderie.

Origine et histoire des Caves des Mousseaux

Les caves des Mousseaux sont un abri souterrain situé à Dénezé-sous-Doué, en Maine-et-Loire, datant de la seconde moitié du XVIe siècle. Elles abritent environ trois cents sculptures stylisées, parfois provocantes, réalisées dans le tuffeau. Ces œuvres, au style naïf et satirique, semblent critiquer la cour royale et les Catholiques. Leur auteur et leur but exact restent inconnus, bien que des indices vestimentaires, comme la mode de l’espoitrinement à la Vénitienne sous Henri III, aient inspiré des hypothèses.

La redécouverte des caves au XVIIIe siècle par un curé, choqué par leur contenu, conduisit à leur occultation. Elles furent retrouvées par hasard dans les années 1930 par deux ethnologues. Classées monument historique en 1969, elles souffrent aujourd’hui de dégradations (salpêtre, champignons, vandalisme), entraînant leur fermeture de 2019 à 2023 pour conservation.

Les sculptures, aux thèmes variés (érotiques, politiques, religieux), posent des défis de préservation majeurs. Des études, comme celles d’Annie Bréthon (ancienne responsable du site), s’appuient sur des détails vestimentaires pour dater et interpréter les œuvres. Malgré leur fragilité, elles restent un témoignage unique de l’art populaire et contestataire de la Renaissance.

Les sources historiques, dont les travaux de Luc Stevens (2023) ou les relevés photogrammétriques de Daniel Morleghem, documentent leur état et leur iconographie. Le site, propriété communale, illustre aussi l’histoire troglodytique de l’Anjou, tout en interrogeant sur les motivations de ses créateurs anonymes.

Liens externes

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