Fondation du prieuré 1172 (≈ 1172)
Création par Guillaume Chauvet et sa famille.
1258
Confirmation des biens
Confirmation des biens 1258 (≈ 1258)
Hugues XII de Lusignan valide les possessions.
1295
Recensement monastique
Recensement monastique 1295 (≈ 1295)
Cinq clercs résident aux Bronzeaux.
1317
Union à Grandmont
Union à Grandmont 1317 (≈ 1317)
Devenu simple bénéfice ecclésiastique.
fin XVIe siècle
Rénovations architecturales
Rénovations architecturales fin XVIe siècle (≈ 1695)
Modifications des fenêtres et cheminées.
1999
Classement et fouilles
Classement et fouilles 1999 (≈ 1999)
Protection et découverte des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Celle grandmontaine, y compris les constructions récentes, ainsi que le sol des parcelles correspondantes (cad. E 210 à 214) : classement par arrêté du 8 septembre 1999
Personnages clés
Guillaume Chauvet - Fondateur
Seigneur de Magnac, créateur du prieuré en 1172.
Marquise Chauvet - Co-fondatrice
Épouse de Guillaume, impliquée dans la fondation.
Hugues XII de Lusignan - Comte de La Marche
Confirma les biens des moines en 1258.
Origine et histoire de la Celle
La celle grandmontaine des Bronzeaux est une ancienne dépendance monastique de l’ordre de Grandmont, située à Saint-Léger-Magnazeix en Haute-Vienne. Fondée en 1172 par Guillaume Chauvet, son épouse Marquise et leurs frères, elle était dédiée à la Vierge Marie et à saint Marc. Ce prieuré, appelé aussi celle (du latin cella), fonctionnait comme une petite unité dépendante de l’abbaye mère de Grandmont, suivant une règle érémitique austère axée sur la prière, la pauvreté et la solitude.
En 1258, Hugues XII de Lusignan, comte de La Marche, confirma les possessions des moines. Le recensement de 1295 y dénombrait cinq clercs. En 1317, le prieuré fut uni à l’abbaye de Grandmont, devenant un simple bénéfice ecclésiastique. Les bâtiments, construits entre les XIIe et XIIIe siècles, furent remaniés au XVIe siècle. Après la Révolution, l’église fut détruite et la celle transformée en exploitation agricole, tout en conservant des traces de son plan initial (cloître, dortoir, salle capitulaire).
Les fouilles de 1999 révélèrent une enceinte en pierres sèches, un dortoir de 25 mètres de long, et des vestiges de l’église en granit. Les revenus du prieuré provenaient de dons (terres, moulins, dîmes) et de productions locales comme une tuilerie. Classé monument historique en 1999, le site illustre l’architecture monastique grandmontaine, marquée par l’austérité et l’isolement, avec des espaces comme le réfectoire, la cuisine, et une grande salle non identifiée, peut-être un grenier ou un second dortoir.