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Celle grandmontaine des Bronzeaux à Saint-Léger-Magnazeix en Haute-Vienne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Prieuré

Celle grandmontaine des Bronzeaux

    Les Bronzeaux87190 Saint-Léger-Magnazeix
Propriété d'une société privée
Celle grandmontaine des Bronzeaux
Celle grandmontaine des Bronzeaux
Crédit photo : Iveragh - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1172
Fondation du prieuré
1258
Confirmation des biens
1295
Recensement monastique
1317
Union à Grandmont
fin XVIe siècle
Rénovations architecturales
1999
Classement et fouilles
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Celle grandmontaine, y compris les constructions récentes, ainsi que le sol des parcelles correspondantes (cad. E 210 à 214) : classement par arrêté du 8 septembre 1999

Personnages clés

Guillaume Chauvet - Fondateur Seigneur de Magnac, créateur du prieuré en 1172.
Marquise Chauvet - Co-fondatrice Épouse de Guillaume, impliquée dans la fondation.
Hugues XII de Lusignan - Comte de La Marche Confirma les biens des moines en 1258.

Origine et histoire de la Celle

La celle grandmontaine des Bronzeaux est une ancienne dépendance monastique de l’ordre de Grandmont, située à Saint-Léger-Magnazeix en Haute-Vienne. Fondée en 1172 par Guillaume Chauvet, son épouse Marquise et leurs frères, elle était dédiée à la Vierge Marie et à saint Marc. Ce prieuré, appelé aussi celle (du latin cella), fonctionnait comme une petite unité dépendante de l’abbaye mère de Grandmont, suivant une règle érémitique austère axée sur la prière, la pauvreté et la solitude.

En 1258, Hugues XII de Lusignan, comte de La Marche, confirma les possessions des moines. Le recensement de 1295 y dénombrait cinq clercs. En 1317, le prieuré fut uni à l’abbaye de Grandmont, devenant un simple bénéfice ecclésiastique. Les bâtiments, construits entre les XIIe et XIIIe siècles, furent remaniés au XVIe siècle. Après la Révolution, l’église fut détruite et la celle transformée en exploitation agricole, tout en conservant des traces de son plan initial (cloître, dortoir, salle capitulaire).

Les fouilles de 1999 révélèrent une enceinte en pierres sèches, un dortoir de 25 mètres de long, et des vestiges de l’église en granit. Les revenus du prieuré provenaient de dons (terres, moulins, dîmes) et de productions locales comme une tuilerie. Classé monument historique en 1999, le site illustre l’architecture monastique grandmontaine, marquée par l’austérité et l’isolement, avec des espaces comme le réfectoire, la cuisine, et une grande salle non identifiée, peut-être un grenier ou un second dortoir.

Liens externes

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