Crise du phylloxéra 1908 (≈ 1908)
Fin de la viticulture locale.
4 février 1993
Classement monument historique
Classement monument historique 4 février 1993 (≈ 1993)
Inscription du cellier et pressoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien cellier en totalité, y compris le pressoir de type pressoir à Martin qu'il renferme en son premier niveau (cad. E 2203) : inscription par arrêté du 4 février 1993
Origine et histoire du Cellier de la maison Planche
Le cellier de la maison Planche est un ancien chai vinicole situé à L'Argentière-la-Bessée, dans les Hautes-Alpes. Ce monument est remarquable pour avoir conservé l’intégralité de son équipement, notamment un rare pressoir à banc (ou pressoir à Martin), installé au premier niveau. Ce type de pressoir, utilisé pour extraire jus de raisin, huile ou cidre, fonctionnait grâce à un système de levier et de contrepoids, typique des méthodes traditionnelles.
La viticulture dans la haute vallée de la Durance, autrefois prospère, a été anéantie par la crise du phylloxéra en 1908. Cette épidémie marqua la fin de la culture de la vigne dans la région, laissant derrière elle des vestiges comme ce cellier, symbole d’un patrimoine agricole disparu. Chaque famille possédait alors son propre pressoir, reflétant l’importance locale de la production vinicole à petite échelle.
Classé monument historique en 1993, le cellier de la maison Planche illustre les techniques ancestrales de pressurage. Son pressoir à long fût, encastré dans la maçonnerie, témoigne d’un savoir-faire artisanal où la pression s’exerçait manuellement ou via un cabestan. Aujourd’hui, ce site privé offre un aperçu unique des pratiques viticoles des Alpes du Sud avant leur déclin.
Le bâtiment, situé au 1 Rue Saint-Michel, est protégé en totalité, y compris son équipement. Sa localisation dans un cadre montagnard souligne le contraste entre l’héritage viticole et le paysage actuel, où la vigne a cédé la place à d’autres activités. Les sources historiques, comme la base Mérimée, confirment son statut d’exemple préservé de ce patrimoine rural.