Construction initiale 1897 (≈ 1897)
Édification de la centrale hydroélectrique par la Société Anonyme des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries du Saut-du-Tarn.
1902
Fourniture d'énergie
Fourniture d'énergie 1902 (≈ 1902)
La centrale commence à fournir des énergies mécanique et thermique en plus de l'éclairage de l'usine.
1911
Premier agrandissement
Premier agrandissement 1911 (≈ 1911)
Agrandissement de la centrale et ajout d'une tour des départs de lignes électriques vers 1915.
1920
Second bâtiment
Second bâtiment 1920 (≈ 1920)
Construction d'un second bâtiment de 46 mètres, doublant la centrale.
1990
Fin d'activité
Fin d'activité 1990 (≈ 1990)
La centrale cesse son activité.
1995
Transformation culturelle
Transformation culturelle 1995 (≈ 1995)
Ouverture de l'Espace Culturel du Saut-du-Tarn.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Centrale avec sa tour, ses machines (conformément à l'inventaire du 4 juin 1996 annexé au dossier) , ses canaux d'amenée et de fuite, située dans un ensemble immobilier, lots numéros 1 (composé d'une partie de terrains industriels et de rochers, sur laquelle se trouve implantée une centrale hydroélectrique dite station numéro 1, les grilles de ladite station et le bief d'arrivée en amont des grilles) , 2 (composé d'une partie de terrain de 105 m2 contiguë à la station numéro 1 et située à l'intérieur du lot numéro 1 avec un petit bâtiment adossé à la station, quatre pylônes métalliques supportant une herse d'arrivée et de départ, de lignes de transport d'énergie électrique) et 3 (composé d'un canal de fuite en béton de 250 mètres amenant les eaux de la rivière du Tarn de la station numéro 1 à la station numéro 2) (cad. AK 83) : classement par arrêté du 5 juillet 1996
Origine et histoire de la Centrale hydroélectrique
Édifiée en 1897 au cœur d’un site métallurgique de près de 20 hectares par la Société Anonyme des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries du Saut-du-Tarn, la centrale hydroélectrique n°1 du Saut du Tarn est mise en service pour éclairer l’usine et, à partir de 1902, pour fournir des énergies mécanique et thermique. Les aciéries et laminoirs, installés sur une chute rocheuse de 20 mètres, se sont spécialisés dès 1820 dans la production de faux et ont développé d’autres gammes d’aciers spéciaux, notamment pour les ressorts et les limes. Jusqu’au début des années 1930, les agrandissements respectent l’architecture initiale : gros œuvre en pierre extraite sur place, briques décoratives et enduit. La centrale est agrandie en 1911 ; vers 1915 lui est ajoutée une tour des départs de lignes électriques, de 16 mètres, à l’allure de phare. Vers 1920, un second bâtiment de 46 mètres est implanté à l’aplomb du Tarn, doublant la centrale. À l’intérieur, la plupart des machines d’origine sont conservées : dynamos, turbines, régulateurs, convertisseurs de courant alternatif en courant continu ainsi que les tableaux de distribution et de contrôle. La centrale cesse son activité en 1990. Depuis 1995, l’Espace Culturel du Saut-du-Tarn fonctionne comme un centre de culture scientifique, technique et industrielle retraçant l’histoire de ce site pionnier dans la production de l’acier.