Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Alternative names Birth name - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1965
Création de l’association
Création de l’association
1965 (≈ 1965)
Ancien résistants fondent un musée associatif.
8 mai 1967
Ouverture du premier musée
Ouverture du premier musée
8 mai 1967 (≈ 1967)
Dans le Muséum d’histoire naturelle, rue Boileau.
11 mai - 4 juillet 1987
Procès Klaus Barbie
Procès Klaus Barbie
11 mai - 4 juillet 1987 (≈ 1987)
Premier procès pour crime contre l’humanité en France.
1989
Projet municipal lancé
Projet municipal lancé
1989 (≈ 1989)
Michel Noir confie la mission à Alain Jacubowicz.
15 octobre 1992
Inauguration du CHRD
Inauguration du CHRD
15 octobre 1992 (≈ 1992)
En présence de Chaban-Delmas et Elie Wiesel.
2012
Nouvelle exposition permanente
Nouvelle exposition permanente
2012 (≈ 2012)
Parcours *Lyon dans la guerre, 1939-1945*.
16 juillet 2017
Nomination de l’esplanade
Nomination de l’esplanade
16 juillet 2017 (≈ 2017)
Hommage à Pierre Robert de Saint-Vincent.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Klaus Barbie - Chef de la Gestapo à Lyon |
Occupa le bâtiment du CHRD (1943-1944). |
| Michel Noir - Maire de Lyon (1989) |
Lance le projet du CHRD actuel. |
| Alain Jacubowicz - Adjoint aux droits des citoyens |
Avocat des parties civiles au procès Barbie. |
| Jacques Chaban-Delmas - Ancien Premier ministre |
Présent à l’inauguration de 1992. |
| Elie Wiesel - Écrivain et survivant de la Shoah |
Invité d’honneur en 1992. |
| Jean Billon - Artiste peintre |
Auteur de 54 portraits de prisonniers (1940). |
| Guy-Claude François - Scénographe (théâtre du Soleil) |
Conçoit l’exposition immersive (1992-2011). |
Origine et histoire
Le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation (CHRD) de Lyon a été créé en 1992 pour préserver la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, avec un focus sur la Résistance et la déportation. Son origine remonte à 1965, quand d’anciens résistants et déportés lyonnais fondent une association pour créer un musée dédié. Un premier espace ouvre en 1967 dans le Muséum d’histoire naturelle, avant que la Ville de Lyon, sous l’impulsion du procès Klaus Barbie (1987), ne décide d’un projet plus ambitieux. Le CHRD est finalement installé dans l’ancienne École du service de santé militaire, occupée par la Gestapo entre 1943 et 1944, et inauguré en 1992 en présence de figures comme Jacques Chaban-Delmas et Elie Wiesel.
Le bâtiment, construit à la fin du XIXe siècle pour l’École de santé militaire, devient un symbole fort : ses caves, utilisées comme geôles par la Gestapo sous les ordres de Klaus Barbie, abritent aujourd’hui des expositions temporaires. Endommagé par un bombardement en 1944, il est restauré après-guerre sans reconstruire sa façade détruite, remplacée par un portique. En 1981, l’école militaire quitte les lieux, laissant place à un pôle culturel et scientifique, le Centre Berthelot, dont le CHRD est un pilier. Son exposition permanente, rénovée en 2012, met en lumière le rôle de Lyon dans la Résistance à travers un parcours chrono-thématique, des reconstitutions et 700 témoignages audiovisuels.
Les collections du CHRD, enrichies par des dons privés, incluent des affiches de propagande, des archives de résistants locaux (comme Paul Rivière ou Henri Lachassagne), des portraits de prisonniers par Jean Billon, et des fonds photographiques signés Émile Rougé ou André Gamet. Le centre propose aussi des expositions temporaires, comme Visages (2022) ou des thèmes contemporains liés aux droits de l’Homme (Rêver d’un autre monde, 2016). Un documentaire exclusif sur le procès Barbie, diffusé en boucle, et un centre de documentation avec 27 000 ouvrages et 700 témoignages complètent son offre. Le CHRD est aussi membre fondateur du réseau Memorha, renforçant son ancrage mémoriel et éducatif.
L’esplanade du CHRD a été nommée Pierre Robert de Saint-Vincent en 2017, honorant un résistant. Le musée, labellisé Musée de France, attire par son approche immersive et son ancrage territorial, invitant à réfléchir sur les liens entre histoire et mémoire. Son adresse, 14 avenue Berthelot, et son site officiel (chrd.lyon.fr) en font un lieu accessible, à la fois mémorial et espace de débat sur les enjeux contemporains des droits humains.
Le CHRD se distingue par son double rôle : conserver la mémoire de la Seconde Guerre mondiale à Lyon, « capitale de la Résistance », et interroger le présent à travers des expositions engagées. Son bâtiment, marqué par l’Histoire, et ses collections audiovisuelles uniques (témoignages, archives sonores) en font un outil pédagogique et patrimonial majeur en Auvergne-Rhône-Alpes.
Conditions de visite
Téléphone : 04 78 72 23 11
Contact organisation : 04 72 73 99 00