Exploitation de la fosse Delloye 1931-1971 (≈ 1951)
Période active employant 1 000 mineurs.
1973
Choix du site pour le centre
Choix du site pour le centre 1973 (≈ 1973)
Sélection de la fosse Delloye.
1982
Création de l'association gestionnaire
Création de l'association gestionnaire 1982 (≈ 1982)
Soutenue par les Houillères et collectivités.
1984
Ouverture au public
Ouverture au public 1984 (≈ 1984)
Inauguration du musée et des archives.
1er juillet 2016
Statut d'EPCC
Statut d'EPCC 1er juillet 2016 (≈ 2016)
Devenu Établissement Public de Coopération Culturelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Secrétaire général des Houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais - Initiateur du projet
Porteur de la volonté de conservation.
Origine et histoire
Le Centre historique minier trouve son origine dans les années 1970, lorsque la direction des Houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais, sous l'impulsion de son secrétaire général, décide de préserver un site emblématique pour transmettre la mémoire de près de trois siècles d'exploitation minière. La fosse Delloye à Lewarde, active de 1931 à 1971 et employant jusqu'à 1 000 mineurs, est choisie en 1973 pour son emplacement central et son patrimoine industriel intact. Dès lors, équipements et archives des autres fosses y sont transférés au fil de leurs fermetures.
L'association gestionnaire du centre est fondée en 1982 avec le soutien des Houillères, du ministère de la Culture, et des collectivités régionales et départementales. Ouvert au public en 1984, le site devient un conservatoire unique de 8 hectares, regroupant 8 000 m2 de bâtiments industriels, 15 000 objets, 2,5 km d'archives et 500 000 documents iconographiques. Depuis 2016, il porte le statut d'EPCC (Établissement Public de Coopération Culturelle).
Le centre associe un musée immersif (visites guidées par d'anciens mineurs), un centre de ressources documentaires, et un pôle scientifique dédié à l'histoire de l'énergie. Ses expositions permanentes reconstituent la vie des mineurs, les techniques d'extraction, et le rôle des animaux comme les chevaux. Une collection d'œuvres d'art et d'objets décoratifs complète ce témoignage, faisant du site le plus grand musée de la mine en France et le plus fréquenté de la région.
Classé parmi les domaines thématiques des arts décoratifs, de l'ethnologie, de l'histoire et des sciences de la nature, le Centre historique minier joue un rôle clé dans la préservation de la culture industrielle du bassin minier. Son approche pluridisciplinaire, alliant technique, social et scientifique, en fait un lieu de référence pour comprendre l'impact de la mine sur le territoire et ses habitants.