Frise chronologique
1868
Acquisition du terrain
Acquisition du terrain
1868 (≈ 1868)
32 000 m² achetés par les hospices civils.
23 janvier 1880
Concours architectural
Concours architectural
23 janvier 1880 (≈ 1880)
Lancé dans la *Gazette des architectes*.
29 mars 1890
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
29 mars 1890 (≈ 1890)
Début des travaux dirigés par Barbotin.
1894
Achèvement de l'hospice
Achèvement de l'hospice
1894 (≈ 1894)
Capacité initiale : 600 lits.
1906
Départ des orphelins
Départ des orphelins
1906 (≈ 1906)
Agrandissement de la chapelle par Derégnaucourt.
Années 1950
Transformation par Neveux
Transformation par Neveux
Années 1950 (≈ 1950)
Capacité portée à 800 lits.
12 août 1998
Inscription MH
Inscription MH
12 août 1998 (≈ 1998)
Façades et toitures protégées.
2023
Réhabilitation seniors
Réhabilitation seniors
2023 (≈ 2023)
Aile Lacordaire transformée en logements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'hospice situées rue Barbieux, boulevard Lacordaire et face à l'hôpital Victor-Provo ; façades et toitures sur la cour intérieure (cad. IP 1) : inscription par arrêté du 12 août 1998
Personnages clés
| Louis Barbotin - Architecte |
Concepteur de l’hospice (1894). |
| Georges Aumont - Paysagiste |
Auteur du jardin central. |
| Julien Lagache - Édile et bienfaiteur |
Legs pour la fondation Lagache (1879). |
| Albert Bouvy - Architecte |
Pavillon des Vieux Ménages (1907–1908). |
| Pierre Neveux - Architecte |
Transformation des années 1950. |
| Paul Destombes-Prévost - Architecte |
Fondation Lagache (1924). |
Origine et histoire
Le centre médical Barbieux, initialement nommé hospice Barbieux, fut conçu par l’architecte roubaisien Louis Barbotin et achevé en 1894. Ce projet, lauréat d’un concours lancé en 1880, visait à créer un établissement moderne pour 600 lits, organisé autour d’une cour d’honneur et de pavillons distincts (hommes indigents, infirmerie, orphelins, femmes indigentes). Le terrain de 32 000 m2, acquis en 1868, intégrait un jardin signé par le paysagiste Georges Aumont, connu pour le parc Barbieux. L’entrée monumentale s’inspirait du château de Chantilly, avec des coupoles et des arcades en briques émaillées polychromes.
L’hospice connut plusieurs transformations majeures. Dès 1906, les orphelins quittèrent les lieux, et une chapelle provisoire fut agrandie par Jules Derégnaucourt (1906–1907). Dans les années 1950, l’architecte Pierre Neveux suréleva les bâtiments pour porter la capacité à 800 lits, tout en remplaçant les dortoirs collectifs par des chambres individuelles. En 1924, la fondation Lagache (leg de Julien Lagache en 1879) fut construite pour accueillir des retraités, sous la direction de Paul Destombes-Prévost. L’établissement, géré par les Sœurs de l’Enfant-Jésus jusqu’en 1983, fut inscrit aux monuments historiques en 1998.
En 2023, le Groupe François 1er entreprit la réhabilitation de l’aile Lacordaire pour des logements seniors, prolongeant une vocation sociale initiée dès le pavillon des Vieux Ménages (1907–1908), conçu par Albert Bouvy pour 50 couples retraités. Ce pavillon, rebaptisé Clos-Fleuri, s’inscrivait dans un legs de Julien Lagache visant à offrir un abri aux « petits épargnants ». L’hospice, aujourd’hui intégré au paysage urbain de Roubaix (30–35 rue de Barbieux), témoigne de l’évolution des politiques sanitaires et architecturales du XIXe au XXIe siècle.