Première citation de la confrérie 1505 (≈ 1505)
Confrérie de Courtonne mentionnée parmi les plus anciennes.
2e moitié XVIe siècle
Construction de l’édifice
Construction de l’édifice 2e moitié XVIe siècle (≈ 1650)
Période estimée pour la Chambre de Charité.
29 octobre 1971
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 29 octobre 1971 (≈ 1971)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. D 4) : inscription par arrêté du 29 octobre 1971
Personnages clés
Saint Ouen - Patron principal de la confrérie
Saint honoré par les charitons.
Arcisse de Caumont - Historien local
A documenté le monument (1867).
Origine et histoire de la Chambre de Charité
La Chambre de Charité de Courtonne-la-Meurdrac est un édifice daté de la seconde moitié du XVIe siècle, situé dans le cimetière de la commune, à proximité de l'église Saint-Ouen. Ce monument, classé aux Monuments Historiques en 1971, est considéré comme un « local unique en Pays d'Auge ». Construit en tuffeau et pierre calcaire, il servait de lieu de réunion et de stockage pour les charitons, membres d’une confrérie catholique dédiée à l’accompagnement des mourants et à l’inhumation des défunts, notamment des pestiférés.
Les charitons étaient des laïcs organisés en confrérie, placée sous le patronage de saint Ouen, mais honorant aussi saint Maur, la Vierge Marie et saint Jean. Leur mission incluait les funérailles des pauvres et des personnes âgées, ainsi que des rituels nocturnes avec torches et tintenelles (cloches spécifiques) lors des épidémies. La confrérie de Courtonne-la-Meurdrac, citée dès 1505, est l’une des plus anciennes du Pays d’Auge. Ses archives et accessoires (bannières, bâtons, costumes) étaient conservés dans cette chambre, dont certains objets sont aujourd’hui exposés au musée de Normandie à Caen.
L’édifice a conservé son mobilier ancien, bien qu’un coffre historique ait été transféré au musée. Les façades et la toiture, protégées depuis 1971, illustrent l’architecture locale en coyaux. La tradition des charitons persiste en Normandie, avec un banquet annuel le deuxième dimanche de septembre, financant la restauration des accessoires. Ce monument témoigne ainsi d’une pratique caritative médiévale encore vivace, classée parmi les « aspects les plus traditionnels de la Normandie ».