Création de la Chambre des comptes de Dijon 1386 (≈ 1386)
Inspiration pour celle de Nevers, fondée par Philippe le Hardi.
1405
Fondation de la Chambre des comptes de Nevers
Fondation de la Chambre des comptes de Nevers 1405 (≈ 1405)
Initiée par Philippe, comte de Nevers, pour le Nivernais.
XVe siècle
Construction de l’édifice
Construction de l’édifice XVe siècle (≈ 1550)
Période du style gothique flamboyant visible sur le portail.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail sur la rue de l'Oratoire : inscription par arrêté du 14 mai 1927
Personnages clés
Philippe le Hardi - Duc de Bourgogne
Fonda la Chambre des comptes de Dijon en 1386.
Philippe, comte de Nevers - Fondateur de la Chambre des comptes de Nevers
Instaura l’institution en 1405 pour le Nivernais.
Origine et histoire de la Chambre des comptes
La Chambre des comptes de Nevers est un édifice public médiéval situé au n° 4 de la rue Marguerite-Duras, dans la ville de Nevers. Construite au XVe siècle, elle illustre l’architecture gothique flamboyant par son portail richement orné, typique des bâtiments administratifs de l’époque. Son appareil en pierre locale, vulnérable au gel, montre aujourd’hui des signes de dégradation avancée, mais conserve une silhouette évocatrice de son prestige passé.
Inspirée de la Chambre des comptes de Dijon, fondée en 1386 par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, celle de Nevers fut instaurée en 1405 par son fils, Philippe, comte de Nevers. Ce dernier souhaitait ainsi doter le Nivernais d’une institution financière et judiciaire autonome, marquant l’affirmation du pouvoir ducal dans la région. La richesse de son décor extériorisait le caractère officiel et solennel de ses fonctions.
Le portail, élément le plus remarquable de l’édifice, incarne le style gothique flamboyant par ses motifs complexes et son ornementation soignée. Ce type d’architecture, courant pour les bâtiments publics à la fin du Moyen Âge, visait à impressionner et à symboliser l’autorité. Malgré les altérations subies par la pierre au fil des siècles, ce détail architectural reste un témoignage précieux de l’histoire administrative et artistique du Nivernais.