Construction de la chancellerie 1658-1663 (≈ 1661)
Bâtiment érigé par Hans Weibel pour Frédéric Casimir.
1688
Destruction de l’ancienne chancellerie
Destruction de l’ancienne chancellerie 1688 (≈ 1688)
Prédécesseur détruit, remplacé par l’actuel édifice.
1827
Acquisition par la municipalité
Acquisition par la municipalité 1827 (≈ 1827)
Transformé partiellement en école.
1909
Restauration des portails
Restauration des portails 1909 (≈ 1909)
Reconstitution des blasons par Bernasconi.
16 octobre 1930
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 16 octobre 1930 (≈ 1930)
Protection des façades, toitures et vestibule.
1974
Découverte des chats momifiés
Découverte des chats momifiés 1974 (≈ 1974)
Offrandes trouvées sous les toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et vestibule d'entrée : inscription par arrêté du 16 octobre 1930
Personnages clés
Frédéric Casimir de Hanau-Lichtenberg - Comte commanditaire
Ordonna la construction en 1658.
Hans Weibel - Architecte strasbourgeois
Conçut le bâtiment entre 1658-1663.
Bernasconi - Restaurateur (1909)
Reconstitua les blasons révolutionnaires.
Origine et histoire de la Chancellerie
L’ancienne chancellerie du comté de Hanau-Lichtenberg, située à Bouxwiller (Bas-Rhin), fut construite entre 1658 et 1663 par l’architecte strasbourgeois Hans Weibel, sur commande du comte Frédéric Casimir de Hanau-Lichtenberg. Ce bâtiment rectangulaire à deux niveaux, doté de façades à meneaux et de portails Renaissance sculptés, remplaça une première chancellerie détruite en 1688. Il abritait aussi la Chambre des comptes et une remise à carrosses, reflétant son rôle administratif central.
La construction coûta 7 703 Gulden, sans compter les corvées imposées aux habitants. Pour conjurer le mauvais sort, des offrandes (verres à vin, pièces, et deux chats momifiés découverts en 1974) furent placées dans les murs. Après la dissolution du comté, la municipalité acquit l’édifice en 1827, l’aménageant partiellement en salles d’école avant d’y installer l’hôtel de ville. Inscrit aux monuments historiques en 1930, il conserve des éléments remarquables comme ses gargouilles en zinc à têtes de dragon et son clocheton horloge.
Les façades principales présentent des portails monumentaux ornés de colonnes corinthiennes, d’angelots, et de blasons : celui de Bouxwiller et l’aigle du Saint-Empire sur la place du Château ; les armoiries des Hanau-Lichtenberg (1606) sur la rue de la Chancellerie. Les portes intérieures, datées de 1662, mêlent grès sculpté et bois marqueté. À l’étage, le musée du Pays de Hanau occupe aujourd’hui des espaces autrefois dédiés aux archives comtales, tandis que des marques de tâcheron rappellent l’artisanat de l’époque.
Restauré à plusieurs reprises (notamment en 1909 par Bernasconi, qui reconstitua les blasons martelés pendant la Révolution), le bâtiment allie fonctions civiques et patrimoine historique. Ses lucarnes passantes, son toit à demi-croupes, et ses détails symboliques (comme le cygne, emblème des Hanau) illustrent l’influence germanique et l’importance administrative de Bouxwiller sous l’Ancien Régime. Actuellement propriété communale, il fait l’objet de restaurations pour préserver son rôle culturel et municipal.