La chapelle de Madame Cherbouquet-Badoit est intégrée à la Maison-Dieu, une demeure bourgeoise du XIXe siècle dont l’entrée passe par une tour médiévale du XVe siècle. Acquise en 1884 par Marguerite-Stéphanie Charbouquet-Badoit, cette dernière y fait construire une chapelle privée accessible via un passage couvert depuis le jardin. L’édifice, à vaisseau unique et plan rectangulaire, s’adosse à la maison principale, avec un fronton triangulaire orné d’un oculus et d’une croix sur son mur oriental.
Les décors intérieurs, conçus comme un « livre d’images », sont l’œuvre du peintre Aubin Hervier. Trois registres visuels structurent l’espace : des motifs floraux en camaïeu vert, une frise de rinceaux abritant un chemin de croix, et des scènes figuratives encadrées. Le mur de l’autel est embelli d’un concert d’anges, tandis que le plafond évoque une voûte céleste étoilée. Les vitraux, signés Lucien Bégule, complètent cet ensemble artistique.
La chapelle, classée Monument Historique par arrêté du 2 juin 2009, illustre l’art religieux bourgeois de la fin du XIXe siècle. Son décor, alliant symbolisme et trompe-l’œil (comme la tenture rouge du niveau inférieur), reflète les goûts éclectiques de l’époque. L’adresse officielle, 3 rue du Dupuy à Saint-Galmier, situe le monument dans un cadre urbain préservé, bien que sa localisation GPS soit jugée peu précise (note 5/10).