Frise chronologique
1195
Fondation de la commanderie
Fondation de la commanderie
1195 (≈ 1195)
Othon de Lomagne confie le site aux Hospitaliers.
1365
Sépulture de Jean de Lomagne
Sépulture de Jean de Lomagne
1365 (≈ 1365)
Testament demandant son inhumation dans la chapelle.
1590
Destruction partielle
Destruction partielle
1590 (≈ 1590)
Attaque par un capitaine huguenot.
10 décembre 1929
Classement partiel
Classement partiel
10 décembre 1929 (≈ 1929)
Inscription du portail et de l'enfeu.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte aujourd'hui murée et l'enfeu : inscription par arrêté du 10 décembre 1929
Personnages clés
| Othon de Lomagne - Vicomte de Lomagne et d’Auvillars |
Fonda la commanderie en 1195. |
| Jean de Lomagne - Membre de la famille Lomagne |
Inhumé dans la chapelle en 1365. |
Origine et histoire
La chapelle d'Abrin, aussi appelée église des Templiers, est une église romane située dans le Gers, à Castelnau-sur-l'Auvignon. Elle est le seul vestige de la commanderie d'Abrin, fondée en 1195 par Othon de Lomagne, vicomte de Lomagne et d’Auvillars. Ce dernier la confie aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La chapelle se trouve sur un axe stratégique, à la jonction de deux voies du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle : celles du Puy et de Rocamadour.
Au XIIe siècle, la commanderie d'Abrin accueille de nombreux pèlerins grâce à une hôtellerie importante. Les fouilles du XIXe siècle ont révélé des sépultures familiales, dont celle de Jean de Lomagne, mort en 1365, qui demanda à y être enterré. En 1590, un capitaine huguenot dévaste l’église et les bâtiments adjacents, marquant le déclin de la commanderie. Après la Révolution, la chapelle devient une propriété privée et est transformée en étable.
L’édifice, de plan rectangulaire, présente un portail roman orné de motifs géométriques (bâtons rompus, denticules en damier) et un enfeu décoré de manière similaire. Le mur ouest et une partie du mur sud ont été reconstruits, mais des traces des baies originales subsistent. La chapelle est partiellement classée monument historique en 1929 pour son portail et son enfeu.
Architecturalement, la chapelle combine simplicité et éléments décoratifs romans, comme les contreforts suggérant une nef voûtée en berceau. Son histoire reflète les liens entre les ordres religieux, les pèlerinages médiévaux et les familles nobles locales, comme les Lomagne, donateurs majeurs. Après des siècles d’abandon, elle reste un témoignage des commanderies hospitalières en Occitanie.