Frise chronologique
1875-1887
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1875-1887 (≈ 1881)
Dirigée par Aigueparse, plans des frères Magne.
26 février 2013
Inscription monument historique
Inscription monument historique
26 février 2013 (≈ 2013)
Protection totale chapelle et peintures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, y compris les peintures du choeur (cad. AB 140) : inscription par arrêté du 26 février 2013
Personnages clés
| Pierre Bos-Darnis - Mécène et fondateur |
Finança l'hospice et la chapelle. |
| Auguste Magne - Architecte |
Co-auteur des plans avec son fils. |
| Lucien Magne - Architecte |
Collabora aux plans avec son père. |
| Pierre Fritel - Peintre |
Auteur des toiles marouflées. |
Origine et histoire
La chapelle d'Albart fut construite entre 1875 et 1887 dans le village de Saint-Illide, dans le Cantal, à l'initiative de Pierre Bos-Darnis. Ce dernier, ancien dirigeant du Moniteur universel et ayant fait fortune à Paris, légua sa fortune pour fonder un hospice destiné aux personnes âgées des milieux ruraux. Le projet architectural fut confié aux frères Auguste et Lucien Magne, tandis que l'architecte Aigueparse supervisa les travaux. La chapelle, de style mêlant influences romanes et gothiques, se distingue par sa nef unique à trois travées et son chevet à pans.
Le décor intérieur est marqué par des sculptures inspirées des chapiteaux médiévaux et, surtout, par trois toiles marouflées du chœur, réalisées par le peintre Pierre Fritel. Ces œuvres, illustrant la Passion du Christ dans un style symboliste, constituent un ensemble exceptionnel. Le tympan de la chapelle s'inspire directement du portail royal de la cathédrale de Chartres. Un mausolée hexagonal, dédié à la mémoire de Pierre Bos-Darnis, est accolé au chevet. La chapelle, avec ses peintures, a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 26 février 2013.
L'hospice et sa chapelle reflètent une œuvre de bienfaisance typique du XIXe siècle, où des mécènes fortunés finançaient des infrastructures sociales dans leurs régions d'origine. Le bâtiment hospitalier, aujourd'hui disparu ou transformé, était initialement conçu pour accueillir les aînés ruraux, tandis que la chapelle servait de lieu de culte et de recueillement. L'ensemble, propriété de la commune de Saint-Illide, témoigne de l'architecture religieuse éclectique de la fin du XIXe siècle, alliant réinterprétation historique et innovations artistiques.
La localisation de la chapelle, à l'adresse 5024 Leygues à Saint-Illide, est documentée dans la base Mérimée, bien que la précision géographique soit jugée a priori satisfaisante (niveau 6/10). Les éléments protégés incluent la totalité de la chapelle, y compris les peintures du chœur, sous le cadastre AB 140. Le site reste un exemple remarquable de patrimoine religieux et social lié à l'histoire locale du Cantal et de l'Auvergne.