Frise chronologique
VIe siècle
Mention d'un oratoire voisin
Mention d'un oratoire voisin
VIe siècle (≈ 650)
Domaine cité par Grégoire de Tours.
1220
Première mention écrite
Première mention écrite
1220 (≈ 1220)
Terrier évoquant l’église sous forme primitive.
XIIIe–XVe siècles
Période priorale
Période priorale
XIIIe–XVe siècles (≈ 1550)
Dépendance de La Chaise-Dieu, prieuré-cure agricole.
1793
Abandon révolutionnaire
Abandon révolutionnaire
1793 (≈ 1793)
Clochet abattu, moines partis, culte interrompu.
1844
Vente comme grange
Vente comme grange
1844 (≈ 1844)
Acquise par des cultivateurs locaux.
3 novembre 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
3 novembre 1925 (≈ 1925)
Protection par l’État après alerte académique.
1926–1927 et 1933
Restaurations majeures
Restaurations majeures
1926–1927 et 1933 (≈ 1927)
Dirigées par Armand Guéritte, architecte en chef.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise romane (ancienne) ou chapelle d'Andelot : classement par décret du 3 novembre 1925
Personnages clés
| Grégoire de Tours - Historien et évêque |
Cite un oratoire voisin au VIe siècle. |
| Sigewald - Gouverneur d'Auvergne |
Propriétaire du domaine voisin au VIe siècle. |
| Joseph Ribauld de La Chapelle - Acquéreur du XVIIIe siècle |
Receveur des fermes du roi à Gannat. |
| Jean-Baptiste de La Chapelle et Anne Souhaillet - Bienfaiteurs du XIXe siècle |
Restauration et retour au culte en 1847. |
| Armand Guéritte - Architecte en chef |
Dirige les restaurations (1926–1933). |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame d'Andelot, située à Vensat dans le Puy-de-Dôme, est une église romane du XIIe siècle. Elle se trouve au lieu-dit La Chapelle, au nord-ouest du village, et est mentionnée pour la première fois dans un terrier de 1220. Son architecture comprend une nef de trois travées avec bas-côtés et une abside tréflée à trois chapelles voûtées en cul-de-four, caractéristique de l’art roman auvergnat.
Au VIe siècle, Grégoire de Tours évoque déjà un domaine voisin avec un oratoire, mais la chapelle actuelle n’est attestée qu’à partir du XIIIe siècle sous le nom de prioré de Dandalau. Elle dépend alors de l’abbaye de La Chaise-Dieu et sert de prieuré-cure agricole au XVe siècle. Aucune source ne précise cependant les conditions de sa fondation.
La Révolution française marque un tournant : le clocher est abattu en 1793, et le prieuré, acheté par Joseph Ribauld de La Chapelle au XVIIIe siècle, est abandonné. Vendue comme grange en 1844, la chapelle est restaurée en 1847 par une châtelaine voisine, qui la rend au culte. Classée monument historique en 1925, elle bénéficie de restaurations dirigées par Armand Guéritte (1926–1927 et 1933), sans travaux majeurs depuis.
Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques, depuis son rôle médiéval jusqu’à sa préservation moderne. Les peintures murales du chœur, ajoutées au XIXe siècle, et la pierre tombale des bienfaiteurs (Jean-Baptiste de La Chapelle et Anne Souhaillet) témoignent de son évolution. Aujourd’hui, elle reste un vestige roman emblématique de la Limagne bourbonnaise.
La protection de l’État en 1925 a évité sa disparition, malgré les conflits entre héritiers au XXe siècle. Son architecture, avec ses arcatures et colonnettes, ainsi que son abside à trois chapelles, en fait un exemple rare d’église priorale rurale. Les sources archéologiques et historiques (Grégoire de Tours, archives de La Chaise-Dieu) soulignent son importance patrimoniale.