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Chapelle d'Ordios à Labastide-Villefranche dans les Pyrénées-Atlantiques

Chapelle d'Ordios

    1201 Chemin D’Ordios
    64270 Labastide-Villefranche
Propriété privée
Chapelle dOrdios
Chapelle dOrdios
Chapelle dOrdios
Chapelle dOrdios
Chapelle dOrdios
Chapelle dOrdios
Chapelle dOrdios

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1150-1153
Fondation du prieuré
1523
Destruction partielle
1569
Incendie pendant les guerres de Religion
1790
Fermeture définitive
1812
Achat par la marquise de Montehermoso
1er février 1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle, à l'exclusion des bâtiments accolés construits postérieurement (cad. B 162) : inscription par arrêté du 1er février 1988

Personnages clés

Pierre II de Béarn - Vicomte et fondateur Fonda le prieuré vers 1150-1153.
Guillaume d'Orange - Chef militaire Détruisit partiellement le prieuré en 1523.
Montgomery - Chef protestant Incendia le village en 1569.
Marquise de Montehermoso - Propriétaire en 1812 Acheta la chapelle après la Révolution.

Origine et histoire

La chapelle d'Ordios, située à Labastide-Villefranche dans les Pyrénées-Atlantiques, fut fondée entre 1150 et 1153 par le vicomte Pierre II de Béarn. Construite sur des terres gasconnes, elle servit d’expiation pour le meurtre de trois pèlerins normands. Ce prieuré, dépendant de Roncevaux, abritait une communauté de chanoines réguliers de saint Augustin et prospéra jusqu’à sa destruction partielle en 1523 par les troupes de Guillaume d’Orange, puis en 1569 lors des guerres de religion.

Au XVIIe siècle, le site fut occupé par des paysans qui perpétuèrent l’accueil des pèlerins, comme attesté lors d’une visite épiscopale en 1739. La chapelle Sainte-Madeleine, transformée en étable après la Révolution (fermeture définitive en 1790), fut vendue en 1812 à la marquise de Montehermoso, maîtresse de Joseph Bonaparte. En 1963, elle passa aux mains des propriétaires actuels après avoir été acquise par la duchesse de Mandas. Seule la chapelle subsiste aujourd’hui, classée Monument Historique depuis 1988.

Le prieuré était une étape majeure sur la voie de Compostelle entre Bordeaux et Ostabat. Son moulin, en ruines, fonctionna jusqu’en 1928. L’abside romane fut remplacée par un mur droit après la Révolution, et la façade ouest, autrefois dotée d’un clocher-mur, a été arasée. Les chapiteaux historiés et les passages voûtés ajoutés a posteriori témoignent de son riche passé architectural. Les ruines de l’hôpital, disparues au XXe siècle, rappellent sa vocation hospitalière médiévale.

Le site conserve des traces de son décor roman, notamment des chapiteaux sculptés. La façade est a été reconstruite avec les pierres de l’ancienne abside semi-circulaire. Malgré ses transformations (étable, propriété privée), la chapelle reste un vestige emblématique du patrimoine religieux béarnais, lié à l’histoire des pèlerinages et des conflits religieux en Aquitaine.

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