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Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique

Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau

    Rue de Bethléem
    44640 Saint-Jean-de-Boiseau
Propriété de la commune
Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau
Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau
Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau
Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau
Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau
Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau
Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau
Chapelle de Bethléem de Saint-Jean-de-Boiseau
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1900
2000
XVe siècle
Construction initiale
30 août 1911
Classement MH
1993-1995
Restauration des pinacles
septembre 1995
Achèvement des pinacles
2009
Installation *D’Io*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de Bethléem : classement par arrêté du 30 août 1911

Personnages clés

Gwénolé Congard - Architecte des Bâtiments de France Dirigea la restauration des pinacles
Jean-Louis Boistel - Sculpteur Créa les 28 chimères modernes
Gino de Dominicis - Artiste contemporain Auteur de *D’Io* (2009)

Origine et histoire

La chapelle de Bethléem, située à Saint-Jean-de-Boiseau en Loire-Atlantique, est un monument catholique du XVe siècle, classé aux monuments historiques depuis 1911. Elle s’élève près d’une source sacrée, autrefois liée aux rituels druidiques de Beltane célébrant la fécondité. Au Moyen Âge, le christianisme y superposa le culte de Notre-Dame de Bethléem, tout en conservant des traces du symbolisme païen, visibles dans les sculptures de la baie ouest.

Lors de sa restauration entre 1993 et 1995, les pinacles disparus furent recréés par l’architecte Gwénolé Congard et le sculpteur Jean-Louis Boistel. Les 28 chimères ornant ces pinacles mêlent références mythologiques, chrétiennes et contemporaines, incluant des figures comme Goldorak, un Xénomorphe (inspiré d’Alien), ou des symboles des évangélistes. Ce projet, validé malgré des réserves locales, visait à créer un programme iconographique cohérent, reflétant à la fois la tradition et la modernité.

L’édifice, de plan rectangulaire, présente une archivolte ouest représentant l’arbre de vie et un avant-corps sud. En 2009, il accueillit une installation artistique, D’Io de Gino de Dominicis, dans le cadre du festival Estuaire. La chapelle reste un témoignage unique de la réinterprétation contemporaine du patrimoine médiéval, où sacralité ancienne et culture populaire coexistent.

Classée depuis le 30 août 1911, la chapelle appartient à la commune. Son origine remonte à un culte païen christianisé, tandis que ses pinacles, achevés en 1995, illustrent une approche audacieuse de la restauration, intégrant des motifs issus de la science-fiction et de l’animation japonaise, comme le Gremlin ou Gizmo.

Liens externes