Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de l'église Saint-Sulpice de Bonnevaux.
1794
Rattachement administratif
Rattachement administratif
1794 (≈ 1794)
Bonnevaux fusionne avec Buno après la Révolution.
1816
Vente et transformation
Vente et transformation
1816 (≈ 1816)
Achat par Mademoiselle d'Averton, conversion en relais.
1950
Classement monument historique
Classement monument historique
1950 (≈ 1950)
Inscription officielle au titre des monuments historiques.
1959
Travaux de restructuration
Travaux de restructuration
1959 (≈ 1959)
Ajout d'un plancher, cheminée et escalier métallique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Bonnevaux : inscription par arrêté du 17 février 1950
Personnages clés
| Mademoiselle d'Averton - Propriétaire du château de Chevrainville |
Acheteuse de la chapelle en 1816. |
Origine et histoire
La chapelle de Bonnevaux, située à Buno-Bonnevaux dans le département de l'Essonne, est un édifice religieux catholique datant du XIIIe siècle. Elle constituait autrefois l'église paroissiale Saint-Sulpice de Bonnevaux, un village indépendant avant la Révolution française. Après le rattachement de Bonnevaux à Buno en 1794, l'église, déjà en ruine, fut partiellement détruite au début du XIXe siècle, ne conservant que son chœur et une travée de la nef. La chapelle devint propriété privée en 1816, achetée par Mademoiselle d'Averton, propriétaire du château voisin de Chevrainville.
En 1816, malgré le souhait de Mademoiselle d'Averton de rétablir le culte, la chapelle fut transformée en relais de chasse. Des travaux majeurs furent entrepris en 1959, incluant l'ajout d'un plancher en béton divisant l'espace en deux niveaux, une cheminée en brique, et des modifications de charpente. Ces aménagements altérèrent son aspect d'origine, bien que des éléments architecturaux comme les vitraux latéraux, l'oculus et les lancettes aient été préservés. La chapelle fut inscrite aux monuments historiques en 1950, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Architecturalement, la chapelle présente un plan rectangulaire, caractéristique des édifices religieux médiévaux. Sa toiture en tuiles repose sur une charpente en bois, tandis que l'intérieur, modifié au XXe siècle, intègre des éléments modernes comme un escalier métallique. Le site, situé en bordure d'une clairière près de la vallée de l'Essonne, occupe un terrain privé. Son histoire reflète les bouleversements post-révolutionnaires et l'évolution des usages des bâtiments religieux en milieu rural.
Avant sa destruction partielle, l'église Saint-Sulpice de Bonnevaux jouait un rôle central dans la vie de la communauté locale, comme lieu de culte et de rassemblement. La commune de Bonnevaux, aujourd'hui disparue en tant qu'entité administrative, illustre le déclin démographique de certaines zones rurales après la Révolution. Le rattachement à Buno en 1794 et la vente de l'édifice en 1816 marquent la fin de son usage religieux initial, remplaçant son rôle spirituel par une fonction profane, typique des reconversions patrimoniales de l'époque.