Début de la construction 2e moitié du XVe siècle (≈ 1550)
Nef sud et chapelle conservées.
1702
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie 1702 (≈ 1702)
Partie nord et façade modifiées.
19 février 1964
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 19 février 1964 (≈ 1964)
Protection du placître et chapelle.
5 octobre 1964
Classement définitif
Classement définitif 5 octobre 1964 (≈ 1964)
Reconnaissance patrimoniale nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Placître (cad. F 336) : inscription par arrêté du 19 février 1964 - Chapelle (cad. F 336) : classement par arrêté du 5 octobre 1981
Personnages clés
Sainte Tunvel - Fondatrice légendaire
Ermite à l’origine du site.
Saint Idunet - Frère de sainte Tunvel
Lié à la fondation mythique.
Origine et histoire de la Chapelle de Botlézan
La chapelle de Botlézan, située à Bégard dans les Côtes-d’Armor, est un édifice catholique dont la construction débuta au XVe siècle. De cette période subsistent les deux premières travées sud de la nef ainsi que la chapelle sud. Le reste de l’édifice, y compris la sacristie (datée de 1702) et une partie de la façade nord, fut achevé aux XVIIe et XVIIIe siècles. Son architecture typiquement bretonne, avec un clocher à flèche hexagonale et un ossuaire orné, reflète les traditions locales de construction religieuse en pleine nature, souvent près de sources sacrées.
Botlézan doit sa fondation à sainte Tunvel, sœur de saint Idunet, qui y établit un ermitage autour duquel se développèrent quelques habitations. Le nom Botlézan signifie d’ailleurs « peuple de la Religieuse ». La chapelle, dépendant autrefois de l’évêché de Tréguier, fut inscrite aux Monuments Historiques en 1964 puis classée la même année. Son plan rectangulaire à chevet plat, son porche sud et sa chapelle latérale illustrent l’évolution architecturale bretonne sur trois siècles.
À l’intérieur, des lambris et une chapelle des fonts baptismaux, délimitée par un muret de pierre et une clôture de bois, témoignent de son usage liturgique. La façade ouest, avec sa tour-clocher accolée à une tourelle d’escalier ronde, domine l’ensemble. L’ossuaire extérieur, marqué de l’inscription « Rerat in pace » et d’une tête de mort, rappelle les pratiques funéraires d’Ancien Régime. Aujourd’hui propriété communale, la chapelle conserve un rôle patrimonial et mémoriel dans la région.