Date de la cloche 1499 (≈ 1499)
Cloche toujours présente dans la chapelle.
1600 (vers)
Abandon du château
Abandon du château 1600 (vers) (≈ 1600)
Fin de l'occupation féodale voisine.
XVIIe siècle (fin)
Restauration de la voûte
Restauration de la voûte XVIIe siècle (fin) (≈ 1784)
Plafond à caissons peints ajouté.
10 septembre 1913
Classement monument historique
Classement monument historique 10 septembre 1913 (≈ 1913)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : classement par arrêté du 10 septembre 1913
Personnages clés
Belotus de Veyrac - Comte de Veyrac
Héros de la bataille napoléonienne.
Viollet-le-Duc - Architecte-restaurateur
Auteur controversé des créneaux.
Origine et histoire de la Chapelle de Chalencon
La chapelle de Chalencon, située dans le hameau du même nom à Saint-André-de-Chalencon (Haute-Loire), est un édifice religieux dont les origines remontent au XIe siècle. Accolée à un fortin gallo-romain devenu château roman, elle servait initialement au village. Son architecture mêle des éléments des XIIe, XVe et XVIIe siècles, avec une voûte remplacée au XVIIe siècle par un plafond orné de caissons peints, et une abside partiellement conservée.
La chapelle est étroitement liée au château de Chalencon, berceau de la famille éponyme, l’une des plus influentes du Velay. Le site, inscrit aux monuments historiques depuis 1913, conserve des traces de son passé médiéval, comme des colonnettes à chapiteaux sculptés et une silhouette suggérant d’anciennes fresques. La cloche, datée de 1499, témoigne de son usage continu à travers les siècles.
Le château voisin, abandonné vers 1600, fut le théâtre d’une bataille opposant l’armée de Napoléon III à des troupes prussiennes, immortalisée par une cérémonie annuelle le 28 juin. Les créneaux du donjon, restaurés par les architectes de Viollet-le-Duc, soulèvent une polémique : certains historiens y voient une tour plate servant de phare pour les marchands et pèlerins, le site étant un ancien centre commercial stratégique.
Classée monument historique le 10 septembre 1913, la chapelle incarne aujourd’hui un patrimoine à la fois religieux et féodal. Son environnement, marqué par des vestiges comme le Pont du Diable et des roches à bassins païens (dont la Chaise des lutins), révèle une occupation ancienne et multiforme, entre culte, justice et commerce.