Restauration par saint François de Sales 1621 (≈ 1621)
Recatholicisation du Chablais et agrandissement.
1630
Changement de vocable
Changement de vocable 1630 (≈ 1630)
Saint Jean-Baptiste remplacé par saint Sébastien.
2015
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2015 (≈ 2015)
Protection totale de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle de Concise, sise 19B, place de la Fontaine, en totalité (cad. V 148) : inscription par arrêté du 22 octobre 2015
Personnages clés
Innocent IV - Pape
Cite la paroisse en 1250.
Saint François de Sales - Évêque d’Annecy
Ordonne la restauration en 1621.
Origine et histoire
La chapelle de Concise, initialement une église paroissiale, est mentionnée pour la première fois en 1250 dans une bulle du pape Innocent IV. Ce document atteste de son existence dès le XIIIe siècle, marquant son ancrage précoce dans le paysage religieux de la région. À cette époque, le bâtiment servait de lieu de culte pour la communauté locale, dans un contexte où les paroisses structuraient la vie sociale et spirituelle du Chablais, alors sous influence savoyarde.
Au début du XVe siècle, l’église subit un agrandissement avec l’ajout d’une travée et la construction d’une chapelle dédiée à saint Michel. Ces modifications reflètent une période de développement démographique ou de prospérité locale, typique des XIVe–XVe siècles où les édifices religieux étaient souvent étendus pour accueillir plus de fidèles. Cependant, en 1536, lors de l’occupation bernoise, le bâtiment est gravement endommagé, au point que le culte y est interrompu jusqu’en 1598, date du rétablissement du catholicisme dans la région.
La chapelle doit sa survie et sa transformation à saint François de Sales, qui ordonne sa réparation et son agrandissement en 1621 dans le cadre de la reconquête catholique du Chablais. À cette occasion, le vocable initial de saint Jean-Baptiste est remplacé en 1630 par celui de saint Sébastien, probablement en réponse à une épidémie de peste, une pratique courante pour invoquer la protection divine. Redevenue simple chapelle au XIXe siècle, elle perd son statut paroissial mais conserve son rôle patrimonial, comme en témoigne son inscription aux Monuments Historiques en 2015
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