Construction de la chapelle XVIe siècle (≈ 1650)
Fondation par Bertrand de Quifistre, seigneur de Trémouar.
2e moitié du XVIIe siècle
Ajout des peintures murales
Ajout des peintures murales 2e moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Décoration intérieure postérieure à la construction.
9 décembre 1929
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 9 décembre 1929 (≈ 1929)
Protection officielle de l'édifice et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Kercohan (cad. C 230) : inscription par arrêté du 9 décembre 1929
Personnages clés
Bertrand de Quifistre - Seigneur de Trémouar
Fondateur présumé de la chapelle au XVIe siècle.
Famille Quifistre - Seigneurs locaux
Blasons visibles sur les gables de l'abside.
Origine et histoire de la Chapelle de Kercohan
La chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours, située au lieu-dit Kercohan à Berric (Morbihan), est un édifice religieux daté du XVIe siècle. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis le 9 décembre 1929. Son architecture combine des éléments Renaissance, notamment une abside à trois pans et des pinacles décorés, tandis que son appareil est entièrement en granit. Les blasons des Quifistre, seigneurs locaux, ornent les gables de l'abside, entourés du collier de Saint-Michel, et un blason en breton proclame : « Ann Itroun-Varia a wir sikour Kercohan » (Notre-Dame du Bon-Secours).
La chapelle aurait été fondée par Bertrand de Quifistre, seigneur de Trémouar, dont le château voisin témoigne de l’influence locale de cette famille. Le plan rectangulaire comprend une nef et un chœur reliés par une grande arcade portée par des colonnes. Les peintures murales, ajoutées au XVIIe siècle, enrichissent l’intérieur, tandis que les foires annuelles (16 avril et 25 mai) soulignent son rôle central dans la vie communautaire. Les contreforts du chœur, amortis de pinacles, contrastent avec ceux de la nef, restés inachevés.
Propriété de la commune de Berric, la chapelle illustre le patrimoine religieux breton, mêlant héritage médiéval et influences Renaissance. Son nom en breton et ses armoiries rappellent les liens entre noblesse locale et dévotion mariale, typiques de la Bretagne du XVIe siècle. Les crosses et choux sculptés sur les rampants, ainsi que les crosses des pinacles, reflètent un artisanat soigné, caractéristique des chapelles seigneuriales de l’époque.