Frise chronologique
1926-1932
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1926-1932 (≈ 1929)
Bâtie en béton armé par Louis Pignard.
1983
Création de l’association de sauvegarde
Création de l’association de sauvegarde
1983 (≈ 1983)
Gestion et restauration du monument.
19 mai 2006
Classement monument historique
Classement monument historique
19 mai 2006 (≈ 2006)
Protection de la chapelle et de son décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle avec son décor intérieur, comprenant la totalité de son agencement (peintures murales, vitraux, autels, bancs, appliques murales) en totalité (cad. AR 136) : classement par arrêté du 19 mai 2006
Personnages clés
| Louis Pignard - Architecte diocésain |
Concepteur de la chapelle en béton armé. |
| Émile Beaume - Peintre (Prix de Rome 1921) |
Auteur des peintures murales intérieures. |
| Louis Barillet - Peintre-verrier |
Créateur des vitraux, dont l’arbre de Jessé. |
| Chanoine Robveille - Directeur de l’école |
Initiateur du projet décoratif. |
Origine et histoire
La chapelle du Souvenir, aussi appelée chapelle de l’ancien petit séminaire ou de l’Immaculée Conception, est un édifice catholique situé à Flers, dans l’Orne. Construite entre 1926 et 1932, elle rend hommage aux professeurs et élèves morts durant la Première Guerre mondiale. Son financement provient d’une souscription diocésaine, et sa réalisation est confiée à l’architecte Louis Pignard, alors architecte diocésain de Sées. L’édifice, en béton armé, se distingue par son unité stylistique Art déco et son décor sacré influencé par Maurice Denis.
Le décor intérieur, exceptionnellement préservé, est l’œuvre du peintre Émile Beaume (Prix de Rome en 1921) et du peintre-verrier Louis Barillet, proche de Maurice Denis. Les vitraux, dominés par des bleus profonds, représentent notamment un arbre de Jessé, tandis que les peintures murales, bien que les extérieures aient disparu, subsistent à l’intérieur. L’orgue, intégré au décor, allie marqueterie et fresques d’anges musiciens, illustrant l’attention portée à chaque détail liturgique et esthétique.
Classée monument historique en 2006 pour son ensemble architectural et décoratif (peintures, vitraux, autels, bancs), la chapelle est aujourd’hui gérée par une association de sauvegarde créée en 1983. Elle ouvre régulièrement ses portes lors des Journées européennes du patrimoine et propose des visites guidées, soulignant son rôle mémoriel et son importance patrimoniale en Normandie. Son style et son iconographie en font un témoignage unique de l’art sacré de l’entre-deux-guerres en Basse-Normandie.
La chapelle s’inspire partiellement de l’église Notre-Dame du Raincy, notamment par son clocher à claustras, tout en développant une identité propre. Son histoire reflète aussi l’engagement du chanoine Robveille, directeur de l’école, qui supervisa le projet, et l’influence des réseaux artistiques catholiques de l’époque, mêlant tradition religieuse et modernité architecturale.