Chapelle de l'Espérance à La Rochelle en Charente-Maritime

Chapelle de l'Espérance

  • 17000 La Rochelle
Chapelle de lEspérance
Chapelle de lEspérance
Crédit photo : Guiguilacagouille - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1855
Fondation de la maison
1862
Bénédiction de la chapelle
31 décembre 1985
Inscription aux monuments historiques
1995
Acquisition par une association
juin 2010
Possession par la Fraternité Saint-Pie-X
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de l'Espérance, y compris le retable (cad. AC 300) : inscription par arrêté du 31 décembre 1985

Personnages clés

Vételet Architecte local ayant conçu la chapelle et réalisé le retable et le chemin de croix.
Mgr Landriot Évêque ayant béni la chapelle en 1862.

Origine et histoire

La chapelle Notre‑Dame‑de‑l'Espérance, située entre la rue des Augustins et la rue Bazoges au centre de La Rochelle, a été édifiée pour la maison fondée en 1855 par les Sœurs de la Sainte‑Famille (les Sœurs de l'Espérance) dans une portion de l'ancien couvent des Augustins, aménagé à partir des anciens bains Guillemet. Les religieuses firent appel à l'architecte local Vételet, qui retint un parti néo‑gothique ; Vételet est également l'auteur du retable et du chemin de croix, et il a sculpté la porte donnant sur la rue des Augustins. La chapelle fut bénite en 1862 par Mgr Landriot. Inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 31 décembre 1985, elle bénéficie d'une protection incluant le retable. Le couvent fut dissous et l'immeuble vendu puis transformé en logements vers 1970 ; la chapelle, d'abord propriété d'une société HLM, fut louée à partir de 1981 par une association attachée à la messe selon le rite tridentin, laquelle l'acquit en 1995 avant que la Fraternité sacerdotale Saint‑Pie‑X n'en prenne possession en juin 2010. La chapelle appartient aujourd'hui au prieuré Notre‑Dame‑du‑Rosaire de Saint‑Germain‑de‑Prinçay, dépendant de la Fraternité Saint‑Pie‑X, et la forme extraordinaire du rite romain y est célébrée. Le culte y est resté assuré, après des années de célébrations en divers lieux de fortune, par des prêtres diocésains puis par des membres de la Fraternité. L'édifice présente deux niveaux : le second forme une tribune pour la chorale, protégée par une barrière ogivale. Le décor, largement néo‑gothique, comprend de nombreuses sculptures et boiseries soignées ; le retable, qui occupe la hauteur des deux étages, est orné de statues d'apôtres et de lancettes. Au centre du retable, une Vierge placée dans une rosace, encadrée par deux anges et surplombant le tabernacle du maître‑autel, domine l'ensemble ; ce même motif de Vierge en rosace, accompagné d'anges, se retrouve, de façon différente, dans le tympan du portail.

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