Frise chronologique
1708-1710
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1708-1710 (≈ 1709)
Dirigée par Louis Trestournel pour les Oratoriens.
8 avril 1710
Devis de la statue
Devis de la statue
8 avril 1710 (≈ 1710)
Vierge à l'Enfant par Rollin, réalisation incertaine.
17 août 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
17 août 1921 (≈ 1921)
Protection officielle de la chapelle.
fin XIXe siècle
Rénovations partielles
Rénovations partielles
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Fenêtre, pilastre, sol en mosaïque refaits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de l'Oratoire (ancienne) : classement par arrêté du 17 août 1921
Personnages clés
| Louis Trestournel - Architecte |
Conçoit la chapelle pour les Oratoriens. |
| Rollin - Sculpteur dijonnais |
Auteur du devis de 1710. |
Origine et histoire
La chapelle de l'Oratoire de Beaune fut construite entre 1708 et 1710 sous la direction de l'architecte Louis Trestournel, membre de la Congrégation de l'Oratoire. Son architecture se distingue par une nef à plan centré couverte d'une coupole polygonale, intégrée dans un massif carré flanqué de quatre chapelles. Le chœur, composé d'une travée carrée sous coupole et d'une abside semi-circulaire, est bordé de couloirs surmontés de tribunes. Un caveau dédié aux Oratoriens se situe sous le couloir sud.
En 1710, le sculpteur dijonnais Rollin proposa un devis pour une statue de Vierge à l'Enfant ornée d'une banderole et des armes de la famille Brunet, mais son exécution reste incertaine : détruite pendant la Révolution ou jamais réalisée. La façade, notamment sa fenêtre et un pilastre, fut réaménagée à la fin du XIXe siècle, tandis que le sol en mosaïque date de la même période. Classée Monument Historique en 1921, la chapelle appartient aujourd'hui à la commune de Beaune.
L'édifice illustre l'influence de l'ordre des Oratoriens en Bourgogne, mêlant rigueur architecturale et décoration baroque. Son état actuel conserve des traces des modifications du XIXe siècle, tout en préservant sa structure d'origine. La localisation approximative (75 Rue de Lorraine) et son classement en font un témoignage rare de ce patrimoine religieux régional.