Frise chronologique
1524–1529
Construction et consécration
Construction et consécration
1524–1529 (≈ 1527)
Chapelle bâtie et consacrée par François d'Estaing.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Cloches envoyées à Montauban pour fonte.
1875
Restauration majeure
Restauration majeure
1875 (≈ 1875)
Autel en chêne et tribune ajoutés.
1936
Classement des sculptures
Classement des sculptures
1936 (≈ 1936)
*Baptême du Christ* et *Annonciation* protégés.
16 janvier 1997
Inscription monument historique
Inscription monument historique
16 janvier 1997 (≈ 1997)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. B 616) : inscription par arrêté du 16 janvier 1997
Personnages clés
| François d'Estaing - Évêque de Rodez |
Consacre la chapelle en 1529. |
| Jean Pouget de Caramarans - Fondateur, prieur de Cambon |
Commanditaire de la chapelle vers 1520. |
| Carcenac - Doreur à Rodez |
Restaure l'intérieur en 1875. |
| Claude Baillon - Artisan verrier |
Répare les vitraux en 1977. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean de l'Ouradou, située à Estaing dans l'Aveyron, est construite entre 1524 et 1529 sur l'emplacement d'un ancien oratoire. Elle est consacrée en 1529 par François d'Estaing, évêque de Rodez, et fondée par Jean Pouget de Caramarans, prieur de Cambon et chanoine de la cathédrale de Rodez. L'édifice, de style gothique flamboyant, abrite un collège de six prêtres jusqu'au XVIIIe siècle, comme en témoignent les sépultures de chanoines relevées en 1734 et 1740.
Vendue comme bien national en 1793 pendant la Révolution, la chapelle voit ses cloches envoyées à Montauban pour être fondues en canons. Au XIXe siècle, des travaux majeurs sont entrepris : en 1875, un autel en chêne et une tribune en bois sont ajoutés, les statues repeintes, et les voûtes badigeonnées par le doreur Carcenac pour 920 francs. Les vitraux, endommagés, sont réparés à plusieurs reprises, notamment en 1977 par Claude Baillon.
Classée monument historique en 1997, la chapelle se distingue par son architecture sobre : une nef d'une seule travée, un chœur pentagonal séparé par un arc triomphal, et des éléments gothiques comme les nervures à cavets et les culots sculptés. Le retable, orné d'une niche gothique flamboyant, abrite un bas-relief du Baptême du Christ (1524–1529) et une Annonciation en pierre, tous deux classés en 1936. Un bénitier octogonal du XVIe siècle, également classé, complète le mobilier.
Les décorations intérieures ont évolué au fil des siècles : un décor peint du XVIIe siècle, aujourd'hui disparu, ornait autrefois les murs, tandis qu'un lavabo liturgique gothique et des placards intégrés aux murs témoignent de l'usage quotidien de l'espace. La chapelle, propriété de la commune, est aujourd'hui enserrée dans des bâtiments agricoles, conservant son caractère historique malgré les transformations.
Son histoire est liée à la famille d'Estaing et aux chanoines de Rodez, qui y ont laissé des traces jusqu'à la Révolution. Les registres paroissiaux et les archives des Bâtiments de France documentent les restaurations successives, comme la réparation de la toiture en 1978 ou les travaux du XXe siècle ayant fait disparaître les peintures murales du XVIIe siècle.