Première mention écrite 1225 (≈ 1225)
Pouillé mentionnant Chevènes et Sainte-Marie
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Chapelle d’origine, style gothique
1507
Reconstruction par Jacques Sornet
Reconstruction par Jacques Sornet 1507 (≈ 1507)
Vocable *Vierge-Marie-de-Pitié*, sépulture du curé
1657
Témoignage des pèlerins
Témoignage des pèlerins 1657 (≈ 1657)
Aumônes abondantes pour Compostelle
1813
Sauvetage par le maire Sévelinges
Sauvetage par le maire Sévelinges 1813 (≈ 1813)
Échange contre un bâtiment pour la cure
19 janvier 1926
Classement monument historique
Classement monument historique 19 janvier 1926 (≈ 1926)
Inscription à l’inventaire
1967-1971
Restauration par Jean Cateland
Restauration par Jean Cateland 1967-1971 (≈ 1969)
Toiture, baies, maçonneries rénovées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Chevènes : inscription par arrêté du 19 janvier 1926
Personnages clés
Jacques Sornet - Curé de Chevènes
Reconstruit la chapelle en 1507
M. Sévelinges - Maire de Denicé (1813)
Sauva la chapelle de la démolition
Jean Cateland - Architecte (XXe siècle)
Finança sa restauration (1967-1971)
Origine et histoire
La chapelle de Chevènes, située dans le hameau du même nom à Denicé (Rhône), daterait du XIVe siècle, bien que son clocher puisse remonter au XIe ou XVIe siècle. Mentionnée dès 1225 dans un pouillé avec l’ancienne église Sainte-Marie de Denicé, elle servait alors d’église paroissiale avant d’être réunie au village de Denicé. Reconstruite sous le vocable de Bienheureuse-Vierge-Marie-de-la-Pitié par le curé Jacques Sornet (mort en 1507 et inhumé sur place), elle devint une chapelle après la construction de la nouvelle église paroissiale.
Au Moyen Âge, la chapelle était une étape sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, comme en témoignent les coquilles sculptées sur sa façade (il n’en reste que deux sur les six originales) et les aumônes des pèlerins enregistrées en 1657. Entourée d’un cimetière, elle fut fermée à la Rvolution et tomba en ruine. Sauvée de la démolition en 1813 par le maire M. Sévelinges (qui offrit un bâtiment en échange pour réparer la cure), elle fut restaurée par ses descendants au XIXe siècle, bien que son abside ait été détruite.
Classée monument historique le 19 janvier 1926, la chapelle présente un style gothique flamboyant, avec des arcs brisés moulurés et un portail ouest orné de pinacles. Entre 1967 et 1971, l’architecte Jean Cateland financa des travaux de rénovation (toiture, baies du clocher, maçonneries). Sous l’emplacement de l’abside détruite, un caveau important a été identifié, mais non exploré. Aujourd’hui, elle reste un témoignage rare de l’architecture religieuse médiévale en Beaujolais, liée à l’histoire des pèlerinages et des seigneuries locales.
Denicé, commune viticole du Beaujolais, était sous l’Ancien Régime un prieuré dépendant de l’archiprêtré d’Anse et de la justice des seigneurs de Montmelas. La chapelle de Chevènes illustre le rôle spirituel et social des édifices religieux dans cette région, où coexistaient vignobles, châteaux seigneuriaux (comme ceux de Talancé ou de la Vènerie) et communautés paysannes. Son histoire reflète aussi les bouleversements de la Rvolution française, durant laquelle nombreux édifices religieux furent vendus ou détruits.
Le hameau de Chevènes, comme d’autres lieux-dits de Denicé (Buffavent, Talancé, Malval), était intégré à un réseau de seigneuries et de paroisses structurant le territoire. La chapelle, bien que modeste, incarnait un lieu de rassemblement pour les habitants et les voyageurs, dans une région marquée par l’élevage, la viticulture et les foires locales (comme le marché aux cochons des Maisons Neuves, disparu en 1914).
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