Frise chronologique
1631
Installation des Carmélites
Installation des Carmélites
1631 (≈ 1631)
Arrivée des Carmélites à Arles.
3 juin 1634
Achat du terrain
Achat du terrain
3 juin 1634 (≈ 1634)
Acquisition de l’enclos près de la porte du Marché-Neuf.
1708
Début de la construction
Début de la construction
1708 (≈ 1708)
Édification par Guillaume Astier.
1927
Classement monument historique
Classement monument historique
1927 (≈ 1927)
Protection officielle de la chapelle.
1928
Transformation en hôtel
Transformation en hôtel
1928 (≈ 1928)
Intégration à l’hôtel Jules-César.
2013
Départ définitif des Carmélites
Départ définitif des Carmélites
2013 (≈ 2013)
Fin de leur présence à Arles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : classement par arrêté du 3 novembre 1927
Personnages clés
| Guillaume Astier - Maître-maçon |
Constructeur de la chapelle en 1708. |
| Jean-Baptiste 1er Péru - Sculpteur avignonnais |
Auteur du retable et de la chaire. |
| Pierre Parrocel - Peintre avignonnais |
Auteur de *L’Apothéose de Sainte-Thérèse*. |
Origine et histoire
La chapelle de la Charité, située à Arles sur le boulevard des Lices, est l’un des rares vestiges du couvent des Carmélites fondé au XVIIe siècle. Intégrée à un ensemble plus vaste incluant l’ancien hôpital de la Charité, elle fut édifiée à partir de 1708 par le maître-maçon Guillaume Astier. Son nom provient du transfert de l’hôpital voisin, jugé vétuste, dans le couvent des Carmélites pendant la Révolution. Après leur expulsion, les religieuses revinrent brièvement au XIXe siècle avant de quitter définitivement les lieux au début du XXe siècle.
Transformée en salle de spectacles en 1928 lors de la conversion du couvent en hôtel de luxe (l’actuel hôtel Jules-César), la chapelle a été préservée grâce à cette réaffectation. Classée monument historique en 1927, elle appartient aujourd’hui à la commune d’Arles et accueille des expositions temporaires. Son architecture baroque, marquée par un fronton triangulaire orné d’un médaillon représentant la Transverbération de Sainte-Thérèse, et son mobilier d’origine (chaire sculptée, retable de Pierre Parrocel) témoignent de son riche passé religieux.
Les Carmélites, installées à Arles depuis 1631, avaient initialement acquis un terrain près de la porte du Marché-Neuf, incluant un cimetière et des vestiges de l’ancien hôpital. Leur histoire mouvementée inclut des expulsions successives : pendant la Révolution, en 1823 (retour dans l’ancien couvent des Récollets, aujourd’hui musée de la Résistance), puis à la fin du XIXe siècle. Leur dernier retour au début du XXe siècle, dans le quartier des Mouleyrès, dura jusqu’en 2013. La chapelle, désaffectée du culte, reste un exemple remarquable du patrimoine religieux arlésien.
L’intérieur de la chapelle se distingue par une nef à trois travées aux arcades en plein cintre, des pilastres composites et des voûtes d’arêtes soignées. Le retable baroque du maître-autel, surmonté d’une toile de Pierre Parrocel (L’Apothéose de Sainte-Thérèse), et la chaire sculptée par Jean-Baptiste Péru (tous deux classés Monuments Historiques) illustrent l’art sacré provençal du XVIIIe siècle. La table de communion, transférée à l’église Saint-Trophime, rappelle les liens entre ces édifices.
Aujourd’hui propriété communale, la chapelle de la Charité est un lieu culturel dynamique, tout en conservant les traces de son histoire religieuse et architecturale. Son classement en 1927 et sa localisation centrale, à proximité du kiosque à musique et de l’hôtel Jules-César, en font un point d’intérêt majeur du patrimoine arlésien.