Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Édification de la chapelle par la confrérie.
1792
Suppression des confréries
Suppression des confréries 1792 (≈ 1792)
Abandon de la chapelle après décret révolutionnaire.
1820
Restauration
Restauration 1820 (≈ 1820)
Travaux pour éviter la ruine.
XVIIIe siècle
Décoration du chœur
Décoration du chœur XVIIIe siècle (≈ 1850)
Peintures murales (retable, Déposition de Croix).
13 février 1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 février 1989 (≈ 1989)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Confrèrie de la Sainte-Croix (cad. AB 468) : inscription par arrêté du 13 février 1989
Personnages clés
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Origine et histoire de la Chapelle de la confrérie de la Sainte-Croix
La chapelle de la confrérie de la Sainte-Croix à Ghisoni a été construite au XVIe siècle, dans un contexte où les confréries jouaient un rôle central dans la vie religieuse et sociale des communautés corses. Ces associations laïques, souvent dédiées à un saint ou à une dévotion spécifique, organisaient des processions, des œuvres charitables et des cérémonies, renforçant la cohésion locale. Les chapelles qui leur étaient associées, comme celle de Ghisoni, servaient de lieux de réunion et de prière, reflétant l’importance de la foi dans la vie quotidienne de l’époque.
Au XVIIIe siècle, le chœur de la chapelle a été embelli de peintures murales, incluant une figuration de retable en trompe-l'œil et une Déposition de Croix. Ces décors, typiques de l’art baroque tardif en Corse, visaient à éduquer les fidèles et à magnifier l’espace sacré. Cependant, la Révolution française a marqué un tournant : en 1792, l’Assemblée législative a supprimé toutes les confréries de France, entraînant l’abandon de l’oratoire pendant plusieurs décennies. Son état s’est dégradé au point de menacer ruine.
En 1820, après la reconstitution de la confrérie, la chapelle a été restaurée pour éviter son effondrement. Malgré ces efforts, elle est aujourd’hui désaffectée, bien que son architecture conserve des éléments caractéristiques : une façade pignon percée d’une fenêtre haute et d’une porte à deux vantaux, des élévations latérales rythmé par des contreforts, et un chevet plat. À l’intérieur, une nef unique mène à un chœur orné des peintures du XVIIIe siècle, témoignages silencieux de son passé religieux.
Classée Monument Historique par arrêté du 13 février 1989, la chapelle appartient désormais à la commune de Ghisoni. Son histoire illustre les bouleversements politiques et sociaux qui ont marqué la Corse, entre dévotion traditionnelle et secularisation forcée. Bien que fermée au culte, elle reste un symbole du patrimoine religieux insulaire, entre mémoire collective et défis de préservation.