Frise chronologique
1180
Première mention templière
Première mention templière
1180 (≈ 1180)
Archives de l’abbaye de Bonlieu
XIIIe siècle
Construction par les Hospitaliers
Construction par les Hospitaliers
XIIIe siècle (≈ 1350)
Commanderie dédiée à saint Jean-Baptiste
fin XIIIe siècle
Autonomie paroissiale partielle
Autonomie paroissiale partielle
fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Conflit avec l’évêque local
1841-1843
Réunion à Saint-Domet
Réunion à Saint-Domet
1841-1843 (≈ 1842)
Fin de la paroisse autonome
1911
Incendie des bâtiments
Incendie des bâtiments
1911 (≈ 1911)
Disparition de structures annexes
25 septembre 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
25 septembre 1989 (≈ 1989)
Protection totale de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Croix-au-Bost (cad. AE 78) : classement par arrêté du 25 septembre 1989
Personnages clés
| Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem - Ordre religieux et militaire |
Constructeurs et gestionnaires de la commanderie |
| Évêque de Limoges (non nommé) - Autorité ecclésiastique locale |
Opposé à l’autonomie hospitalière |
| Louis Augustin Vayssière - Historien du XIXe siècle |
A étudié la commanderie |
| Claude Andrault-Schmitt - Spécialiste d’art médiéval |
Analyse des peintures murales |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean-Baptiste de la Croix-au-Bost, située dans la commune de Saint-Domet (Creuse, Nouvelle-Aquitaine), fut construite au XIIIe siècle par l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Dédiée à la Décollation de saint Jean-Baptiste, elle servait initialement de commanderie autonome, bien que rattachée à la paroisse de Saint-Domet pour les grandes fêtes. Les archives mentionnent une présence templière dès 1180, confirmée par des actes économiques des abbayes voisines (Bonlieu) en 1204 et 1246. À la fin du XIIIe siècle, les Hospitaliers y fonctionnaient presque comme une paroisse indépendante, malgré l’opposition de l’évêque.
L’édifice abritait autrefois une tour ronde à vis logeant les Hospitaliers, détruite pendant la Révolution française. La chapelle fut profondément remaniée au XVIIIe siècle, notamment avec l’ajout de boiseries autour de l’autel. Ses peintures murales du XIIIe siècle, en deux campagnes distinctes, représentent les Vieillards de l’Apocalypse, un cycle de la Genèse, et des apôtres identifiables par leurs attributs ou des inscriptions. Une frise végétale et géométrique sépare les scènes des murs et de la voûte, où figurent aussi des apôtres-rois jouant d’instruments de musique.
La chapelle perd son statut paroissial entre 1841 et 1843, lorsque la paroisse est réunie à celle de Saint-Domet. Classée monument historique en 1989, elle conserve un portail limousin du XIVe siècle et des vestiges de sa fonction hospitalière, comme les bâtiments brûlés en 1911. Huit objets de son mobilier sont répertoriés dans la base Palissy, témoignant de son riche patrimoine religieux et artistique.
Les sources archéologiques et historiques soulignent son rôle dans le réseau des commanderies du Limousin, lié à l’ordre de Malte après la dissolution des Templiers. Les peintures, étudiées par des experts comme Claude Andrault-Schmitt, révèlent une iconographie rare mêlant symboles apostoliques et jugements eschatologiques, typique de l’art roman tardif en Nouvelle-Aquitaine.