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Chapelle de la Croix-au-Bost à Saint-Domet dans la Creuse

Chapelle de la Croix-au-Bost

    3 La Croix au Bost
    23190 Saint-Domet
Propriété de la commune
Chapelle de la Croix-au-Bost
Chapelle de la Croix-au-Bost
Chapelle de la Croix-au-Bost
Chapelle de la Croix-au-Bost
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1800
1900
2000
1180
Première mention templière
XIIIe siècle
Construction par les Hospitaliers
fin XIIIe siècle
Autonomie paroissiale partielle
1841-1843
Réunion à Saint-Domet
1911
Incendie des bâtiments
25 septembre 1989
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Croix-au-Bost (cad. AE 78) : classement par arrêté du 25 septembre 1989

Personnages clés

Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem - Ordre religieux et militaire Constructeurs et gestionnaires de la commanderie
Évêque de Limoges (non nommé) - Autorité ecclésiastique locale Opposé à l’autonomie hospitalière
Louis Augustin Vayssière - Historien du XIXe siècle A étudié la commanderie
Claude Andrault-Schmitt - Spécialiste d’art médiéval Analyse des peintures murales

Origine et histoire

La chapelle Saint-Jean-Baptiste de la Croix-au-Bost, située dans la commune de Saint-Domet (Creuse, Nouvelle-Aquitaine), fut construite au XIIIe siècle par l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Dédiée à la Décollation de saint Jean-Baptiste, elle servait initialement de commanderie autonome, bien que rattachée à la paroisse de Saint-Domet pour les grandes fêtes. Les archives mentionnent une présence templière dès 1180, confirmée par des actes économiques des abbayes voisines (Bonlieu) en 1204 et 1246. À la fin du XIIIe siècle, les Hospitaliers y fonctionnaient presque comme une paroisse indépendante, malgré l’opposition de l’évêque.

L’édifice abritait autrefois une tour ronde à vis logeant les Hospitaliers, détruite pendant la Révolution française. La chapelle fut profondément remaniée au XVIIIe siècle, notamment avec l’ajout de boiseries autour de l’autel. Ses peintures murales du XIIIe siècle, en deux campagnes distinctes, représentent les Vieillards de l’Apocalypse, un cycle de la Genèse, et des apôtres identifiables par leurs attributs ou des inscriptions. Une frise végétale et géométrique sépare les scènes des murs et de la voûte, où figurent aussi des apôtres-rois jouant d’instruments de musique.

La chapelle perd son statut paroissial entre 1841 et 1843, lorsque la paroisse est réunie à celle de Saint-Domet. Classée monument historique en 1989, elle conserve un portail limousin du XIVe siècle et des vestiges de sa fonction hospitalière, comme les bâtiments brûlés en 1911. Huit objets de son mobilier sont répertoriés dans la base Palissy, témoignant de son riche patrimoine religieux et artistique.

Les sources archéologiques et historiques soulignent son rôle dans le réseau des commanderies du Limousin, lié à l’ordre de Malte après la dissolution des Templiers. Les peintures, étudiées par des experts comme Claude Andrault-Schmitt, révèlent une iconographie rare mêlant symboles apostoliques et jugements eschatologiques, typique de l’art roman tardif en Nouvelle-Aquitaine.

Liens externes