Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XVIe siècle (≈ 1650)
Période d'édification initiale du monument.
5 juillet 1927
Premier arrêté d'inscription
Premier arrêté d'inscription
5 juillet 1927 (≈ 1927)
Arrêté finalement annulé pour la protection.
20 février 1942
Classement monument historique
Classement monument historique
20 février 1942 (≈ 1942)
Protection officielle par décret gouvernemental.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Genouillade ou des Paysans, sur la route de Marseille : classement par décret du 20 février 1942
Personnages clés
| Saint-Trophime - Premier évêque d'Arles |
Légende liée à la consécration des Alyscamps. |
| Christ - Figure centrale de la légende |
Agenouillement miraculeux sur la pierre-autel. |
Origine et histoire
La chapelle de la Genouillade, située à Arles dans les Bouches-du-Rhône, est l’une des plus anciennes du département. Elle était à l’origine intégrée à la nécropole des Alyscamps, un cimetière romain converti en lieu de sépulture chrétienne. Son isolement progressif fut causé d’abord par le percement du canal de Craponne, puis par l’implantation des ateliers SNCF, qui la séparèrent définitivement de son contexte historique.
Selon une légende locale, Saint-Trophime, premier évêque d’Arles, aurait consacré une partie des Alyscamps pour les sépultures chrétiennes après son arrivée en Provence avec les Trois Maries. La chapelle tirerait son nom d’une pierre sur laquelle le Christ se serait agenouillé, laissant une empreinte miraculeuse. Cette pierre servit ensuite d’autel à la chapelle, renforçant son caractère sacré.
Classée monument historique le 20 février 1942, la chapelle avait initialement fait l’objet d’un arrêté d’inscription en 1927, finalement annulé. Son architecture et son histoire en font un témoignage rare des traditions religieuses médiévales et de l’évolution urbaine d’Arles. Aujourd’hui, elle se dresse à l’orée de la route de la Crau, près des anciens ateliers SNCF et de la léproserie Saint-Lazare, marquant le paysage arlésien.
Les sources historiques, comme Provence insolite et secrète (2011) de Jean-Pierre Cassely, soulignent son importance patrimoniale. La chapelle reste un lieu emblématique, mêlant légende, histoire et architecture, tout en illustrant les transformations du territoire arlésien au fil des siècles.