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Chapelle de la Genouillade à Arles dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane Clocher-mur

Chapelle de la Genouillade à Arles

    Route de Marseille
    13200 Arles
Chapelle de la Genouillade à Arles
Chapelle de la Genouillade à Arles
Chapelle de la Genouillade à Arles
Crédit photo : Véronique PAGNIER - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction de la chapelle
5 juillet 1927
Premier arrêté d'inscription
20 février 1942
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Genouillade ou des Paysans, sur la route de Marseille : classement par décret du 20 février 1942

Personnages clés

Saint-Trophime - Premier évêque d'Arles Légende liée à la consécration des Alyscamps.
Christ - Figure centrale de la légende Agenouillement miraculeux sur la pierre-autel.

Origine et histoire

La chapelle de la Genouillade, située à Arles dans les Bouches-du-Rhône, est l’une des plus anciennes du département. Elle était à l’origine intégrée à la nécropole des Alyscamps, un cimetière romain converti en lieu de sépulture chrétienne. Son isolement progressif fut causé d’abord par le percement du canal de Craponne, puis par l’implantation des ateliers SNCF, qui la séparèrent définitivement de son contexte historique.

Selon une légende locale, Saint-Trophime, premier évêque d’Arles, aurait consacré une partie des Alyscamps pour les sépultures chrétiennes après son arrivée en Provence avec les Trois Maries. La chapelle tirerait son nom d’une pierre sur laquelle le Christ se serait agenouillé, laissant une empreinte miraculeuse. Cette pierre servit ensuite d’autel à la chapelle, renforçant son caractère sacré.

Classée monument historique le 20 février 1942, la chapelle avait initialement fait l’objet d’un arrêté d’inscription en 1927, finalement annulé. Son architecture et son histoire en font un témoignage rare des traditions religieuses médiévales et de l’évolution urbaine d’Arles. Aujourd’hui, elle se dresse à l’orée de la route de la Crau, près des anciens ateliers SNCF et de la léproserie Saint-Lazare, marquant le paysage arlésien.

Les sources historiques, comme Provence insolite et secrète (2011) de Jean-Pierre Cassely, soulignent son importance patrimoniale. La chapelle reste un lieu emblématique, mêlant légende, histoire et architecture, tout en illustrant les transformations du territoire arlésien au fil des siècles.

Liens externes