Frise chronologique
1244
Fondation de la Maison-Dieu
Fondation de la Maison-Dieu
1244 (≈ 1244)
Construction par Perron de Saint-Seine, chevalier.
1429
Reconstruction et consécration
Reconstruction et consécration
1429 (≈ 1429)
Par Hugues d’Orges, évêque de Chalon.
1520
Construction de l’édifice actuel
Construction de l’édifice actuel
1520 (≈ 1520)
Reconstruction par Jehan Vatel, prêtre.
1788-1791
Visites de Napoléon Bonaparte
Visites de Napoléon Bonaparte
1788-1791 (≈ 1790)
Lors de son affectation à Auxonne.
1867
Rachat par la commune d’Auxonne
Rachat par la commune d’Auxonne
1867 (≈ 1867)
Sauvetage après la Révolution.
1932
Classement monument historique
Classement monument historique
1932 (≈ 1932)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Levée d'Auxonne : classement par arrêté du 20 janvier 1932
Personnages clés
| Perron de Saint-Seine - Chevalier et seigneur de Villers-les-Pots |
Fonda la Maison-Dieu en 1244. |
| Jehan d’Auxonne - Recteur de l’église de Wimbledon |
Reconstruisit la chapelle vers 1295. |
| Hugues d’Orges - Évêque de Chalon |
Consacra la chapelle en 1429. |
| Jehan Vatel - Prêtre et chapelain |
Rebâtit la chapelle en 1520. |
| Napoléon Bonaparte - Officier d’artillerie |
Visita la chapelle entre 1788-1791. |
| Général de Cointet - Mécène et militaire |
Lança la restauration en 1932. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-la-Levée, située au lieu-dit « La Chapelle » près de Tillenay, trouve ses origines dans une « Maison-Dieu » érigée en 1244 par Perron de Saint-Seine, chevalier et seigneur de Villers-les-Pots. Cet édifice, placé sous le vocable de Notre-Dame, dépendait du diocèse de Chalon. Reconstruite vers 1295 à l’initiative de Jehan d’Auxonne, recteur de l’église de Wimbledon, elle fut détruite au début du XVe siècle par les Grandes Compagnies, puis reconstruite et consacrée en 1429 par Hugues d’Orges, évêque de Chalon.
L’édifice actuel date de 1520, reconstruit par Jehan Vatel, prêtre et chapelain, comme l’atteste une inscription sur un contrefort. Associée à une fontaine miraculeuse, la chapelle devint un lieu de pèlerinage réputé, notamment lors des épidémies de peste, et un refuge pour voyageurs et marchands en route vers l’Italie. Elle fut vendue comme bien national après la Révolution, transformée en ferme, puis rachetée en 1867 par la commune d’Auxonne, avant d’être classée monument historique en 1932.
La chapelle se compose de deux corps de bâtiment en brique, de hauteurs inégales mais de même largeur. La partie basse, à charpente apparente, servait d’hôtellerie, tandis que la partie haute, voûtée d’ogives avec une abside polygonale, abritait le culte. Son encadrement gothique en pierre de taille et ses contreforts en font un rare exemple de « Maison-Dieu » encore debout. Napoléon Bonaparte, en poste à Auxonne entre 1788 et 1791, s’y rendit à plusieurs reprises.
Les travaux de restauration, initiés dans les années 1930 grâce à une souscription lancée par le général de Cointet et une subvention de l’État, permirent de sauver l’édifice. Aujourd’hui, la chapelle reste un témoignage architectural et historique des routes médiévales et de la dévotion mariale en Bourgogne.