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Chapelle de la Madeleine de Cajarc dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane et gothique Maladrerie ou léproserie

Chapelle de la Madeleine de Cajarc

    226-466 Avenue François Mitterand
    46160 Cajarc
Propriété de la commune
Crédit photo : P. Danilo Royet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1900
2000
XIIe siècle
Fondation de la léproserie
1267
Premières indulgences épiscopales
1279-1295
Don d'Ayméric Hébrard
1321
Incendie de la léproserie
20 janvier 1941
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Sainte-Marguerite dite des Mariniers (restes) (cad. 1716) : inscription par arrêté du 20 janvier 1941

Personnages clés

Ayméric Hébrard de Saint-Sulpice - Évêque de Coïmbra (1279-1295) Dona le moulin de Coïmbre à la léproserie.
Guillaume de Rupe - Seigneur de Larroque Donateur en 1310 pour les luminaires.
Pierre Lacoste - Bienfaiteur local Lègue des fonds en 1334.

Origine et histoire

La chapelle de la Madeleine de Cajarc est un vestige médiéval situé dans le Lot, sur le territoire de la commune de Cajarc. Elle constituait à l'origine le chœur d'une chapelle dédiée à sainte Marie-Madeleine, intégrée à une léproserie fondée au XIIe siècle sur le Pech d'Andressac. Ce site, connu sous le nom de la Magdeleine, est mentionné dès 1267 dans des lettres épiscopales accordant des indulgences pour sa restauration. La léproserie, gérée sous le patronage des consuls locaux, fut probablement victime d'un incendie en 1321, après des accusations d'empoisonnement des fontaines par les lépreux.

La chapelle a bénéficié de dons notables, comme celui d'Ayméric Hébrard de Saint-Sulpice, évêque de Coïmbra né à Cajarc, qui lui légua en 1279-1295 un moulin fortifié (dont il ne reste aujourd'hui que la tour). En 1310 et 1334, des seigneurs locaux, dont Guillaume de Rupe et Pierre Lacoste, contribuèrent financièrement à son entretien. Au XXe siècle, une grille en fer forgé aux initiales de Marie-Madeleine, Patronne des Lépreux fut ajoutée (vers 1900), et l'édifice fut inscrit aux monuments historiques en 1941.

Architecturalement, il ne subsiste de la chapelle primitive que son abside voûtée en cul-de-four, couverte de lauzes, et percée de deux fenêtres étroites. L'arc triomphal, aujourd'hui disparu, supportait probablement un clocher-mur. En 1954, la chapelle fut réaménagée pour accueillir une statue de Notre-Dame de la Paix, sur initiative du curé doyen de Cajarc. Le site, propriété communale, reste un témoignage rare des léproseries médiévales en Quercy.

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