Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation de la léproserie
Fondation de la léproserie
XIIe siècle (≈ 1250)
Création du site appelé *la Magdeleine*.
1267
Premières indulgences épiscopales
Premières indulgences épiscopales
1267 (≈ 1267)
Lettres de l'évêque de Cahors pour sa restauration.
1279-1295
Don d'Ayméric Hébrard
Don d'Ayméric Hébrard
1279-1295 (≈ 1287)
Légat du moulin fortifié de Coïmbre.
1321
Incendie de la léproserie
Incendie de la léproserie
1321 (≈ 1321)
Accusations d'empoisonnement des fontaines.
20 janvier 1941
Classement monument historique
Classement monument historique
20 janvier 1941 (≈ 1941)
Inscription des vestiges de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Marguerite dite des Mariniers (restes) (cad. 1716) : inscription par arrêté du 20 janvier 1941
Personnages clés
| Ayméric Hébrard de Saint-Sulpice - Évêque de Coïmbra (1279-1295) |
Dona le moulin de Coïmbre à la léproserie. |
| Guillaume de Rupe - Seigneur de Larroque |
Donateur en 1310 pour les luminaires. |
| Pierre Lacoste - Bienfaiteur local |
Lègue des fonds en 1334. |
Origine et histoire
La chapelle de la Madeleine de Cajarc est un vestige médiéval situé dans le Lot, sur le territoire de la commune de Cajarc. Elle constituait à l'origine le chœur d'une chapelle dédiée à sainte Marie-Madeleine, intégrée à une léproserie fondée au XIIe siècle sur le Pech d'Andressac. Ce site, connu sous le nom de la Magdeleine, est mentionné dès 1267 dans des lettres épiscopales accordant des indulgences pour sa restauration. La léproserie, gérée sous le patronage des consuls locaux, fut probablement victime d'un incendie en 1321, après des accusations d'empoisonnement des fontaines par les lépreux.
La chapelle a bénéficié de dons notables, comme celui d'Ayméric Hébrard de Saint-Sulpice, évêque de Coïmbra né à Cajarc, qui lui légua en 1279-1295 un moulin fortifié (dont il ne reste aujourd'hui que la tour). En 1310 et 1334, des seigneurs locaux, dont Guillaume de Rupe et Pierre Lacoste, contribuèrent financièrement à son entretien. Au XXe siècle, une grille en fer forgé aux initiales de Marie-Madeleine, Patronne des Lépreux fut ajoutée (vers 1900), et l'édifice fut inscrit aux monuments historiques en 1941.
Architecturalement, il ne subsiste de la chapelle primitive que son abside voûtée en cul-de-four, couverte de lauzes, et percée de deux fenêtres étroites. L'arc triomphal, aujourd'hui disparu, supportait probablement un clocher-mur. En 1954, la chapelle fut réaménagée pour accueillir une statue de Notre-Dame de la Paix, sur initiative du curé doyen de Cajarc. Le site, propriété communale, reste un témoignage rare des léproseries médiévales en Quercy.