Chapelle de la Madeleine de Malestroit dans le Morbihan

Patrimoine classé Maladrerie ou léproserie Chapelle romane et gothique Clocher-mur

Chapelle de la Madeleine de Malestroit

  • Faubourg de la Madeleine
  • 56140 Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Chapelle de la Madeleine de Malestroit
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la chapelle
1343
Trêve de Malestroit
XVe siècle
Agrandissement
Fin du XVIIe siècle
Dégradation
1795
Affrontement
1870
Désaffectation
1880
Destruction par incendie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Madeleine (ruines) (cad. AN 220) : inscription par arrêté du 20 décembre 1934

Origine et histoire de la Chapelle de la Madeleine

La chapelle de la Madeleine, aujourd'hui en ruines, se situe à Malestroit dans le Morbihan. À l'origine, ces bâtiments abritaient une léproserie, devenue en 1129 prieuré de l'abbaye de Marmoutier. La chapelle romane a été agrandie vers le sud au XVe siècle. En 1343 s'y signa la célèbre trêve de Malestroit entre les plénipotentiaires de Philippe VI de Valois et d'Édouard III d'Angleterre. L'édifice se dégrade progressivement à partir de la fin du XVIIe siècle. Un affrontement entre soldats républicains et Chouans s'y déroula le 4 janvier 1795 ; la violence de ces combats est représentée par une peinture d'Alexandre Bloch. La chapelle fut désaffectée en 1870 puis détruite par un incendie en 1880. Les vitraux, datés des XVe et XVIIe siècles et relatant la légende de sainte Marie-Madeleine, furent décro-chés et entreposés dans le grenier du presbytère par le maire pour les protéger ; ils furent achetés par Émile Zola en 1889, vendus à William Randolph Hearst en 1903 pour 12 000 francs, puis offerts en 1958 à la Saint David's School où ils ornent la chapelle. Les ruines sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 20 décembre 1934.

Le clocher-mur fortifié, considéré comme le plus ancien du département, domine les vestiges. Le pignon roman, partie la plus ancienne, est renforcé par quatre contreforts dont les deux centraux encadrent un arc de plein cintre ; entre ces contreforts s'ouvre une porte en retrait, en arc brisé inscrit dans l'arc plein-cintre, qui évoque une entrée de forteresse. Le sommet des contreforts centraux est relié par des arcs en porte-à-faux reposant sur un corbeau ; ces arcs portent un petit clocher rectangulaire à deux ouvertures, coiffé d'un fronton décoré d'un blason, ajouté aux XVIIe ou XVIIIe siècles. Vers le sud, le pignon est prolongé par le mur de la double nef du XVe siècle, percé de deux grandes fenêtres en arc brisé avec traces de remplage et séparées par un contrefort ; une petite porte s'ouvre au sud de ce dernier. Le plan laisse apparaître une abside ronde en grande partie démolie ; deux arcades aveugles, soutenues au milieu par une console, semblent former des arcades de mâchicoulis. Dans la nef arasée sont exposés des éléments sculptés tels que frises et pieds de colonnes, et l'on distingue encore des traces de l'abside ronde. On reconnaît ainsi le pignon roman, la façade des nefs du XVe siècle et les murs gothiques côté nef, tandis que divers éléments sculptés témoignent de l'ancien décor.

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