Frise chronologique
1416
Date inscrite sur le mur ouest
Date inscrite sur le mur ouest
1416 (≈ 1416)
Marque la chapelle primitive dédiée à saint Étienne.
XVIe siècle
Agrandissement et dédicace
Agrandissement et dédicace
XVIe siècle (≈ 1650)
Chapelle dédiée à sainte Marie-Madeleine, protectrice des lépreux.
1790-1802
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1790-1802 (≈ 1796)
Acquise par la famille Durand pendant la Révolution.
1802
Rattachement à Penmarch
Rattachement à Penmarch
1802 (≈ 1802)
Intégrée à la commune après le Concordat.
1812
Retour au culte
Retour au culte
1812 (≈ 1812)
Réouverte après la période révolutionnaire.
20 juillet 1956
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
20 juillet 1956 (≈ 1956)
Protection officielle de l’édifice et de son histoire.
26 juillet 1981
Inauguration des vitraux de Bazaine
Inauguration des vitraux de Bazaine
26 juillet 1981 (≈ 1981)
Œuvre non figurative dédiée à Marie-Madeleine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Madeleine (cad. D2 558) : classement par arrêté du 20 juillet 1956
Personnages clés
| Sainte Marie-Madeleine - Sainte patronne |
Protectrice des lépreux et des cordiers. |
| Saint Étienne - Premier vocable |
Dédicace initiale de la chapelle primitive. |
| Jean Bazaine - Artiste verrier |
Auteur des vitraux inaugurés en 1981. |
| Famille Durand - Acquéreurs révolutionnaires |
Propriétaires après la vente comme bien national. |
| Saint Pustoch - Saint local |
Associé à la fontaine guérisseuse près de la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle de la Madeleine, située à Penmarch en pays Bigouden (Finistère), est construite entre le XIIe et le XVIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne léproserie. Initialement placée sous le vocable de saint Étienne, elle est agrandie au XVIe siècle et dédiée à sainte Marie-Madeleine, patronne des lépreux. Une inscription murale dans la partie ouest, datant de 1416, marque la chapelle primitive. Les colonnes gothiques de la partie est, ajoutées au XVIe siècle, présentent des arcs en plein cintre sans chapiteaux. Le clocher, déplacé vers le pignon ouest, domine un édifice marqué par son histoire liée aux maladreries et aux cordiers, descendants présumés des lépreux.
La chapelle abrite des éléments symboliques de son passé, comme une statue de saint Lazare et des trous dans l’arc central suggérant une grille séparant les lépreux du prêtre. Proche de la chapelle, la fontaine Saint-Pustoch, réputée guérir les maladies de peau, et une autre fontaine dédiée au rinçage des torons de cordes témoignent des activités des cordiers. Ces derniers, appelés caquins, vivaient en marge dans des hameaux réservés, comme le lieu-dit Valordi (« maladrerie » en breton), près de la Pointe de la Torche.
Vendue comme bien national pendant la Révolution française à la famille Durand, la chapelle est rattachée à Penmarch en 1802 et rendue au culte en 1812. Classée Monument Historique en 1956, elle est restaurée au XXe siècle avec des vitraux non figuratifs de Jean Bazaine, inaugurés en 1981. Ces vitraux, aux couleurs symboliques (or pour le Christ, violet pour Marie-Madeleine), s’inspirent de la vie de la sainte, renforçant le lien entre l’édifice et son histoire médiévale.
Architecturalement, la chapelle mêle une nef du XVe siècle, sans bas-côtés, et une abside du XVIe siècle. Son clocher à jour, accessible par des escaliers extérieurs, surmonte le pignon ouest. À l’intérieur, une Pietà de la fin du XVe siècle et des chapiteaux ornés de motifs géométriques et végétaux complètent ce patrimoine religieux et historique, reflet des traditions bigoudènes et de la dévotion locale.