Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction initiale, style roman.
9 avril 1987
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
9 avril 1987 (≈ 1987)
Protection officielle de l'édifice par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Madeleine (cad. D 127) : inscription par arrêté du 9 avril 1987
Personnages clés
| Odilon Barrot - Homme politique du XIXe siècle |
Son cœur y fut déposé par attachement local. |
Origine et histoire
La chapelle de la Madeleine de Pied-de-Borne est un édifice religieux roman construit au XVIe siècle, situé dans le village de Pied-de-Borne, en Lozère. Elle est considérée comme l’ancienne chapelle castrale d’un château seigneurial aujourd’hui disparu. Son architecture modeste, en pierres d’appareil, se compose d’une nef unique à deux travées et d’une abside semi-circulaire. L’entrée en plein cintre, dépourvue d’ornementation, et le clocher à arcade, probablement ajouté plus tard, reflètent une sobriété caractéristique des chapelles rurales de cette époque.
Inscrite aux monuments historiques par arrêté du 9 avril 1987, cette chapelle abrite une particularité : le cœur d’Odilon Barrot, homme politique du XIXe siècle, y a été déposé en hommage à son attachement à la commune et à ses habitants. L’absence de décor intérieur et la simplicité des matériaux utilisés soulignent son rôle initial, probablement lié à la vie spirituelle et communautaire du village. La chapelle, propriété de la commune, illustre le patrimoine roman lozérien, marqué par des constructions fonctionnelles et dépouillées.
La chapelle de la Madeleine s’inscrit dans un paysage historique où les édifices religieux servaient souvent de lieux de rassemblement pour les populations locales. Dans le Gévaudan, région alors rurale et isolée, ces chapelles jouaient un rôle central dans la vie sociale et religieuse, accueillant messes, pèlerinages et événements communautaires. Leur architecture sobre répondait aux besoins pratiques et aux ressources limitées des petites seigneuries ou villages, tout en témoignant d’une foi ancrée dans le quotidien des habitants.