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Chapelle de la Madeleine de Pied-de-Borne en Lozère

Patrimoine classé Clocher-mur Chapelle romane

Chapelle de la Madeleine de Pied-de-Borne

    Village
    48800 Pied-de-Borne
Propriété de la commune
Crédit photo : Édouard Hue (User:EdouardHue) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Construction de la chapelle
9 avril 1987
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Madeleine (cad. D 127) : inscription par arrêté du 9 avril 1987

Personnages clés

Odilon Barrot - Homme politique du XIXe siècle Son cœur y fut déposé par attachement local.

Origine et histoire

La chapelle de la Madeleine de Pied-de-Borne est un édifice religieux roman construit au XVIe siècle, situé dans le village de Pied-de-Borne, en Lozère. Elle est considérée comme l’ancienne chapelle castrale d’un château seigneurial aujourd’hui disparu. Son architecture modeste, en pierres d’appareil, se compose d’une nef unique à deux travées et d’une abside semi-circulaire. L’entrée en plein cintre, dépourvue d’ornementation, et le clocher à arcade, probablement ajouté plus tard, reflètent une sobriété caractéristique des chapelles rurales de cette époque.

Inscrite aux monuments historiques par arrêté du 9 avril 1987, cette chapelle abrite une particularité : le cœur d’Odilon Barrot, homme politique du XIXe siècle, y a été déposé en hommage à son attachement à la commune et à ses habitants. L’absence de décor intérieur et la simplicité des matériaux utilisés soulignent son rôle initial, probablement lié à la vie spirituelle et communautaire du village. La chapelle, propriété de la commune, illustre le patrimoine roman lozérien, marqué par des constructions fonctionnelles et dépouillées.

La chapelle de la Madeleine s’inscrit dans un paysage historique où les édifices religieux servaient souvent de lieux de rassemblement pour les populations locales. Dans le Gévaudan, région alors rurale et isolée, ces chapelles jouaient un rôle central dans la vie sociale et religieuse, accueillant messes, pèlerinages et événements communautaires. Leur architecture sobre répondait aux besoins pratiques et aux ressources limitées des petites seigneuries ou villages, tout en témoignant d’une foi ancrée dans le quotidien des habitants.

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