Fondation de la maladrerie Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Création vers 1080-1100 pour les lépreux.
8 septembre 1258
Mention parlementaire
Mention parlementaire 8 septembre 1258 (≈ 1258)
Arrêt du Parlement de Paris citant la maladrerie.
16 février 1548
Déclaration des biens
Déclaration des biens 16 février 1548 (≈ 1548)
Inventaire décrivant chapelle et logements.
1674
Rattachement au Mont-Carmel
Rattachement au Mont-Carmel 1674 (≈ 1674)
Intégration à un ordre religieux.
1695
Union à l’Hôtel-Dieu
Union à l’Hôtel-Dieu 1695 (≈ 1695)
Gestion transférée à l’hôpital local.
1er juillet 1937
Classement MH
Classement MH 1er juillet 1937 (≈ 1937)
Inscription aux monuments historiques.
novembre 2016
Acquisition par Poissy
Acquisition par Poissy novembre 2016 (≈ 2016)
Ville exerce son droit de préemption.
février 2019
Candidature Loto du patrimoine
Candidature Loto du patrimoine février 2019 (≈ 2019)
Dossier déposé pour financement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Maladrerie : inscription par arrêté du 1er juillet 1937
Personnages clés
Edgar Mareuse - Historien local
A étudié les peintures murales (1894).
Edmond Bories - Photographe (1857-1925)
A documenté la chapelle en 1893.
F. Quainon - Expert en architecture
A daté le chœur (1120-1140).
Origine et histoire
La chapelle Saint-Lazare de la Maladrerie, située à Poissy (Yvelines), est un édifice religieux médiéval fondé à la fin du XIe siècle. Destinée initialement aux soins des lépreux, elle est mentionnée dans un arrêt du Parlement de Paris en 1258 et rattachée à l’Hôtel-Dieu de Poissy en 1695. Son architecture combine une nef en moellons et un chœur en pierre de taille, reflétant des phases de construction distinctes entre les XIIe et XIIIe siècles.
Au fil des siècles, la chapelle a connu des périodes d’abandon et de réutilisation, comme en témoigne son usage comme grange au XIXe siècle. Inscrite aux monuments historiques en 1937, elle a été acquise par la ville de Poissy en 2016 pour éviter sa vente à un particulier. Malgré des travaux urgents (étayage, toiture endommagée), sa restauration n’a pas été retenue par le Loto du patrimoine en 2020.
La chapelle, aujourd’hui enclavée près du futur centre d’entraînement du Paris Saint-Germain, conserve des peintures murales étudiées dès 1894 par Edgar Mareuse. Son histoire illustre l’évolution des maladreries médiévales, lieux à la fois religieux et médicaux, avant leur déclin progressif à l’époque moderne. Son état actuel, marqué par des fissures et des dégradations, souligne l’urgence de sa préservation.
Les sources historiques, comme les déclarations de biens de 1548 ou les plans de 1823, révèlent son organisation spatiale : chapelle, logements pour malades, et jardins. Son rattachement successif à l’ordre du Mont-Carmel (1674) puis à l’Hôtel-Dieu (1695) montre son intégration dans les réseaux caritatifs locaux. Aujourd’hui, elle reste un témoignage rare de l’architecture hospitalière médiévale en Île-de-France.